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Bromantane ≥99,75% HPLC – Étalon de référence analytique | CAS 87913-26-6

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Bromantane ≥99,75% HPLC – Étalon de référence analytique | CAS 87913-26-6

Plage de prix : 34,72 zł à 11198,44 zł

Étalon de référence de bromantane — CAS 87913-26-6, ≥99,75% par HPLC

N-(4-bromophényl)adamantan-2-amine, fournie sous forme de solide cristallin sec pour les travaux chromatographiques et de spectrométrie de masse portant sur l’identité, la pureté et l’aptitude du système. Réactif de laboratoire et matériau de référence analytique uniquement — non destiné à la consommation humaine ou animale ; il ne s’agit pas d’un médicament, d’une denrée alimentaire, d’un complément ou d’un produit cosmétique, et il n’est destiné à aucune utilisation liée à la compétition sportive.

  • Dosage : ≥99,75% par HPLC (normalisation des aires) ; valeur du lot indiquée sur le certificat d’analyse
  • Quantité nette : huit conditionnements de 1 g à 500 g, poudre cristalline
  • CAS / EC / UNII : 87913-26-6 · 687-739-8 · N1ILS53XWK
  • Formule / masse : C16H20BrN · 306,24 g·mol−1
  • Stéréochimie : achiral — aucun stéréocentre, donc aucune méthode chirale à valider ni aucune pureté énantiomérique à spécifier
  • Signature en spectrométrie de masse : un atome de brome unique donne un doublet M/M+2 proche de 1:1 à m/z 305 et 307
  • Alerte réglementaire : Liste des interdictions 2026 de l’AMA, classe S6.A Stimulants non spécifiés, interdit en compétition
  • Dangers : SGH Attention — H315, H319, H335

Les commandes à l’échelle du kilogramme sont expédiées avec un certificat d’analyse du lot indiquant le dosage, la teneur en eau, les substances apparentées et les solvants résiduels. Les données de registre complètes, les descripteurs calculés, la classification des dangers, la situation réglementaire par juridiction, les règles d’approvisionnement et 41 références citées sont présentés ci-dessous.

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  • Informations complémentaires

Classification du produit — à lire avant de commander. Cet article est un réactif chimique et matériau de référence analytique. Il n’est pas un médicament, un complément alimentaire, une denrée alimentaire, un aliment pour animaux, un nouvel aliment ou un produit cosmétique, et il est non destiné à la consommation humaine ou animale ni à une quelconque administration in vivo. Il est fourni exclusivement aux laboratoires, aux établissements de recherche et aux utilisateurs professionnels pour des travaux in vitro d’analyse, de chromatographie et de développement de méthode. Les résultats scientifiques résumés sur cette page décrivent des substances étudiées dans des travaux de recherche publiés, en laboratoire et en clinique ; ils sont rapportés ici en tant que faits bibliographiques relatifs à cette littérature et ne constituent pas des allégations relatives au produit, des indications posologiques ou une recommandation d’un quelconque usage de ce réactif.

Note relative au contrôle antidopage. Le bromantan figure nommément à la section S6.A, non-Specified Stimulants, de la Liste des interdictions 2026 de l’Agence mondiale antidopage, et il est interdit in-competition [2]. Cette page mentionne ce fait parce qu’il constitue la principale raison pour laquelle un laboratoire accrédité a besoin d’un matériau de référence caractérisé pour cette substance. Il ne s’agit pas d’une invitation à utiliser ce matériau de quelque autre manière, et toute utilisation de ce type sort du cadre des conditions de fourniture énoncées à la section 15.

Points clés

Substance
Bromantane (dénomination du WHO Drug Dictionary), également bromantan et bromontan — N-(4-bromophényl)adamantan-2-amine
CAS
87913-26-6 (ancien numéro de registre remplacé : 138308-72-2)
Formule / masse
C16H20BrN · 306,24 g·mol−1 · monoisotopique 305,07791 Da
Grade
Étalon de référence analytique, ≥99,75% par HPLC (normalisation des aires) ; valeur du lot indiquée sur le certificat d’analyse
Quantité
Huit conditionnements de 1 g à 500 g, poudre cristalline
Stéréochimie
Achiral — aucun stéréocentre. La substitution se situe en C-2 de l’adamantane, qui se trouve sur le plan miroir moléculaire
Caractéristique analytique clé
Un atome de brome unique donne un doublet isotopique M/M+2 proche de 1:1 à m/z 305/307, une confirmation d’identité exceptionnellement peu coûteuse
Dangers
SGH Attention : H315 (irritation cutanée), H319 (irritation oculaire grave), H335 (peut irriter les voies respiratoires)
Alerte réglementaire
Liste des interdictions 2026 de l’AMA, classe S6.A Stimulants non spécifiés, interdit en compétition
Usage prévu
Chimie analytique in vitro, travaux d’identification et de pureté par HPLC et GC-MS, matériau de référence pour le contrôle antidopage, marqueur des adamantan-2-amines apparentées
Usage exclu
Toute administration à l’homme ou à l’animal ; tout produit consommable, médicinal ou cosmétique ; toute utilisation dans le sport

1. Identité de la substance et données de registre

Le bromantane est la dénomination du WHO Drug Dictionary pour la N-(4-bromophényl)adamantan-2-amine, une amine aromatique secondaire dans laquelle une cage adamantane diamondoïde est liée par l’intermédiaire de l’azote à un cycle benzénique bromé en para [1]. Elle appartient à la famille pharmacophore de l’adamantane, qui comprend également l’amantadine, la rimantadine et la mémantine, mais elle se distingue de ces trois composés d’une manière qui compte sur le plan analytique : l’azote est fixé sur le pontant carbone C-2 de la cage plutôt que sur une tête de pont, et il s’agit d’une aryleamine plutôt que d’une alkylamine. Ces deux caractéristiques distinguent sa polarité, sa basicité et son comportement chromatographique de ceux du reste de la famille.

Bromantane, bromantan ou Ladasten — quelle est la différence ?

Il n’y en a aucune au niveau de la substance : les trois noms désignent la même molécule, CAS 87913-26-6. Bromantane est la forme du WHO Drug Dictionary et celle qui est employée tout au long de cette page. Bromantan (ainsi que l’ancienne translittération bromontan) est la forme sous laquelle le composé apparaît dans la littérature de langue russe et, notamment, dans la Liste des interdictions de l’AMA, qui orthographie l’entrée "Bromantan" [2]. Ladasten est un nom commercial : celui du médicament autorisé et commercialisé dans la Fédération de Russie. Une recherche sur l’un quelconque des trois noms doit aboutir à cette fiche ; un inventaire de laboratoire doit porter le numéro CAS plutôt que l’un de ces noms.

Tous les identifiants ci-dessous proviennent d’un registre public faisant autorité [1][4], de sorte qu’un laboratoire destinataire peut rapprocher le matériau de son propre système d’inventaire sans ambiguïté.

Tableau 1. Identifiants de registre et nomenclature
Dénomination du WHO Drug Dictionarybromantane
Nom IUPACN-(4-bromophényl)adamantan-2-amine
Nom d’index CASTricyclo[3.3.1.13,7]decan-2-amine, N-(4-bromophényl)-
Synonymes courantsbromantan ; bromontan ; Ladasten ; N-(2-adamantyl)-N-(4-bromophenyl)amine; 2-bromophenyl-1-amino adamantane
Numéro CAS87913-26-6
Numéro CAS remplacé138308-72-2 — obsolète ; ne pas utiliser dans les nouveaux enregistrements
Numéro CE687-739-8
UNII (FDA GSRS)N1ILS53XWK
PubChem CID4660557
Identifiant ChEMBLCHEMBL4303520
DSSTox Substance IDDTXSID40405333
Code NCI ThesaurusC221880
Numéro NikkajiJ1.013.532J
Numéro MDLMFCD02101627
Formule bruteC16H20BrN
Masse moléculaire moyenne306,24 g·mol−1
Masse monoisotopique305,07791 Da (79Br, isotopologue)
InChIKeyLWJALJDRFBXHKX-UHFFFAOYSA-N
InChIInChI=1S/C16H20BrN/c17-14-1-3-15(4-2-14)18-16-12-6-10-5-11(8-12)9-13(16)7-10/h1-4,10-13,16,18H,5-9H2
SMILESC1C2CC3CC1CC(C2)C3NC4=CC=C(C=C4)Br

Deux entrées de ce tableau provoquent régulièrement des échecs de rapprochement. Le numéro CAS remplacé 138308-72-2 circule encore dans d’anciens catalogues et des bases de données secondaires ; il désigne cette même substance mais n’est plus en vigueur, et une fiche fondée sur lui ne correspondra pas à une recherche dans un registre actuel. Quant à l’InChIKey, elle LWJALJDRFBXHKX-UHFFFAOYSA-N se termine par UHFFFAOYSA, le marqueur standard d’une structure ne comportant absolument aucune couche stéréochimique — non pas une omission dans la fiche, mais l’affirmation positive qu’il n’y a rien à spécifier. La section 4 explique pourquoi, et pourquoi cela simplifie considérablement le travail analytique.

2. Structure moléculaire

Formule développée du bromantane (CAS 87913-26-6) : cage tricyclique d’adamantane dessinée en perspective, avec le carbone substitué en position 2 du cycle entre les carbones de tête de pont 1 et 3, reliée par un groupe amine secondaire NH à un cycle benzénique portant un brome en position para
Figure 1. Bromantane — cage adamantan-2-yle reliée par une arylamine secondaire à un cycle 4-bromophényle. Les liaisons de la cage les plus proches de l’observateur sont dessinées en foncé, celles situées derrière en clair. Le carbone substitué est C-2 ; les carbones de tête de pont qui l’encadrent, 1 et 3, sont équivalents par le plan miroir moléculaire.

Trois régions structurales gouvernent chacune un aspect différent de son comportement au laboratoire. La cage adamantane est un hydrocarbure en C10 rigide, saturé, presque sphérique, sans aucune liberté conformationnelle : il n’apporte que du volume et de la lipophilie, rien d’autre — aucune liaison hydrogène, aucun groupe ionisable, aucune liaison rotative — ce qui explique pourquoi la molécule entière ne compte que deux liaisons rotatives malgré dix-huit atomes lourds. Le pont arylamine secondaire, C-2–NH–C-1′, est la seule fonction polaire et le seul donneur de liaison hydrogène ; comme le doublet non liant de l’azote est conjugué au cycle et que le brome en para retire encore de la densité électronique, cet azote est de type aniline plutôt que de type alkylamine, ce qui fait du bromantane une base bien plus faible que les adamantanes alkylaminés à côté desquels il est souvent rangé. Le cycle 4-bromophényle fournit à la fois le chromophore ultraviolet qui rend la détection HPLC-UV simple et l’atome de brome dont la signature isotopique rend la confirmation par spectrométrie de masse exceptionnellement aisée.

Analogues structuraux dans ce catalogue

La comparaison la plus instructive est celle que l’on peut faire avec son analogue chloré, proposé ici sous le nom de chlodantane. La relation n’est pas un échange d’halogène,. Le Chlodantane est le N-(2-adamantyl)-4-chlorobenzamide : un carbonyle s’intercale entre l’azote et le cycle, de sorte que son pont est un amide et non l’amine aromatique présente ici, et la molécule porte un carbone et un oxygène supplémentaires. Sa masse est néanmoins inférieure — 289,80 contre 306,24 — parce que le chlore est plus léger que le brome d’environ 45 Da. La cage adamantane et un halogénure d’aryle sont réellement communs ; le pont ne l’est pas. C’est précisément la situation dans laquelle une méthode doit démontrer qu’elle sépare deux espèces apparentées plutôt que de simplement détecter l’une d’elles. Les identifiants de ce matériau figurent sur sa propre page produit.

Deux autres comparaisons sont utiles pour des raisons différentes. Modafinil et flmodafinil ne partagent rien de la chimie du bromantane — ce sont des diphénylméthylsulfinylacétamides — mais ils figurent sur la même liste S6.A [2], de sorte qu’un laboratoire qui met au point un criblage des stimulants a souvent besoin des trois sur la même étagère. Le modafinil, contrairement au bromantane, est chiral au niveau du soufre, ce qui fait de ce couple un contraste didactique naturel entre une substance qui nécessite une méthode chirale et une substance qui ne peut pas en nécessiter.

Le L’étalon de référence d’oxiracétam se situe au pôle opposé de la gamme de polarité de ce catalogue : logP calculé d’environ −2,2 contre +5 pour le bromantane. Un couple d’étalons aussi éloignés est un moyen commode d’encadrer le domaine de travail d’une méthode en gradient lors de la mise au point de l’aptitude du système.

3. Descripteurs calculés et ce qu’ils prédisent

Les valeurs du tableau 2 sont calculé à partir de la structure par les algorithmes de la chaîne de traitement PubChem [1]. Ce sont des prédictions, et non des mesures, et elles sont signalées comme telles tout au long de cette page. Leur intérêt tient à ce qu’elles sont reproductibles, qu’elles dérivent d’une structure elle-même dépourvue d’ambiguïté et qu’elles prédisent le comportement au laboratoire suffisamment bien pour concevoir une première expérience.

Tableau 2. Descripteurs moléculaires calculés (PubChem, CID 4660557)
XLogP3-AA5,0
Surface polaire topologique12 Å2
Donneurs de liaisons hydrogène1
Accepteurs de liaisons hydrogène1
Liaisons à libre rotation2
Atomes lourds18
Charge formelle0
Complexité (Cactvs)280
Stéréocentres atomiques définis / non définis0 / 0
Stéréocentres de liaison définis / non définis0 / 0
Unités liées par covalence1
Nombre d’atomes isotopiques0

Quelle est la masse moléculaire du bromantane, et que prédisent les descripteurs ?

La masse moléculaire est de 306,24 g·mol−1 pour la formule C16H20BrN, avec une masse monoisotopique de 305,07791 Da pour l’isotopologue 79Br [1]. Les autres descripteurs importent moins en tant que nombres qu’en tant que prédictions :

Un logP calculé de 5,0 associé à une surface polaire de 12 Å2 décrit un solide fortement lipophile, essentiellement apolaire. Sur une colonne C18 classique, cela prédit une forte rétention : une phase mobile contenant environ soixante-dix pour cent de modificateur organique ou davantage constitue un point de départ rationnel, et une méthode isocratique conçue pour des analytes polaires n’éluera tout simplement pas ce composé dans un délai exploitable. Cela prédit également que le matériau sera pratiquement insoluble dans l’eau et facilement soluble dans le méthanol, l’acétonitrile, l’acétone et les solvants chlorés — et c’est ainsi que les solutions mères doivent être préparées.

Deux liaisons à libre rotation, c’est un nombre remarquablement faible pour une molécule de dix-huit atomes lourds. La cage n’en apporte aucune, et la seule liberté réside dans la rotation autour des deux liaisons situées de part et d’autre de l’azote. Les analytes conformationnellement rigides donnent des pics étroits et symétriques et une rétention reproductible, et ils sont moins sujets à la déformation des pics dépendante de la température que peuvent présenter les molécules flexibles.

Un donneur et un accepteur, appartenant tous deux au même azote : le principal risque pour la forme des pics est donc l’interaction avec les silanols plutôt que la rétention ionique. Une phase stationnaire de silice de haute pureté, désactivée par greffage terminal, est le choix par défaut raisonnable, et une traînée qui persiste sur une telle phase met en cause la colonne plutôt que l’échantillon.

L’absence de toute charge formelle et de tout centre fortement basique est le descripteur dont la conséquence pratique est la plus importante, et elle est facile à négliger. La conjugaison du doublet non liant de l’azote avec le cycle, renforcée par le brome en para, fait de cet azote un azote de type aniline plutôt que de type alkylamine. Les chimistes qui abordent le bromantane en s’attendant au comportement de l’amantadine ou de la mémantine — des amines aliphatiques facilement protonées, qui s’ionisent nettement en électronébulisation positive — constateront qu’il ne s’y conforme pas. Lorsque la réponse en électronébulisation se révèle faible, l’ionisation chimique à pression atmosphérique est l’alternative classique pour les analytes neutres et lipophiles de cette classe. Il s’agit d’une déduction tirée de la structure et non d’un résultat mesuré, proposée comme hypothèse de départ pour le développement de méthode, et non comme spécification.

Une complexité de 280 avec zéro stéréocentre est la signature d’une molécule topologiquement complexe mais stéréochimiquement triviale. Cette combinaison est inhabituelle et mérite d’être énoncée clairement, car elle signifie que tout l’appareil du développement de méthodes chirales — spécification de la pureté énantiomérique, criblage de colonnes chirales, limites d’impuretés énantiomériques — n’est tout simplement pas applicable ici. La section 4 en expose les raisons.

4. Stéréochimie : le bromantane est-il chiral ?

Le bromantane ne possède aucun stéréocentre. La fiche PubChem indique zéro stéréocentre atomique défini et zéro non défini, ainsi que zéro stéréocentre de liaison défini et zéro non défini [1], et l’InChIKey standard ne comporte aucune couche stéréochimique.

Ce point mérite une section à part, car la structure semble, au premier coup d’œil, devoir être chirale : le carbone C-2 porte un hydrogène, l’azote arylamino et deux liaisons de cycle qui s’enfoncent dans la cage. La raison pour laquelle il est néanmoins achiral relève d’un argument de symétrie plutôt que de dénombrement. Les deux chemins de cycle qui partent de tout carbone de type C-2 de l’adamantane sont reliés par un plan miroir de la cage — faire le tour de la cage dans un sens ou dans l’autre revient à parcourir des chemins constitutionnellement et spatialement identiques. Deux des quatre substituants de ce carbone sont donc identiques, de sorte qu’il ne s’agit pas d’un centre stéréogène, et la molécule conserve ce plan miroir et est superposable à son image dans un miroir. La figure 1 repère les carbones de tête de pont 1 et 3 qui l’encadrent précisément parce qu’ils forment la paire échangée par le plan miroir.

Ce que cela signifie pour l’analyste. Il n’y a aucune impureté énantiomérique à spécifier, aucune méthode chirale à valider et aucun rapport énantiomérique à indiquer sur le certificat d’analyse. Une seule méthode HPLC ou CPG achirale caractérise entièrement ce matériau. À l’inverse, cet article ne peut pas servir à qualifier une séparation chirale — il n’a pas d’énantiomères à résoudre et donnera un seul pic sur n’importe quelle colonne chirale. À cette fin, il faut un racémique possédant un véritable stéréocentre, tel que l’ étalon d’oxiracétam racémique.

La question n’est pas théorique. Les revues consacrées au traitement des stéréoisomères dans le contrôle antidopage relèvent qu’une grande partie des analytes pertinents pour le dopage sont chiraux et nécessitent un traitement énantiosélectif [14]. Le bromantane fait partie de ceux qui n’en nécessitent pas, et savoir de quel côté de cette ligne se situe une substance avant le début du développement de méthode épargne un criblage de colonnes qui n’aurait jamais pu donner de résultat.

5. Comportement à l’état solide et préparation des solutions

Une lacune des données publiques, signalée plutôt que comblée. Les registres publics faisant autorité ne publient pas actuellement de point de fusion, de point d’ébullition, de masse volumique, d’indice de réfraction, de pression de vapeur ni de solubilité aqueuse expérimentaux validés pour le bromantane [1]. La fiche PubChem de ce composé contient des propriétés calculées et aucune section de propriétés expérimentales. Cette page n’indique donc aucune valeur de ce type. Des valeurs de ces constantes circulent dans des catalogues commerciaux ; elles ne sont rattachées à aucune mesure identifiée et ne sont pas reproduites ici. Lorsqu’un mode opératoire exige une constante physique, utilisez la valeur mesurée pour le lot livré et indiquée sur son certificat d’analyse.

Ce que l’on peut dire de l’état solide découle de la structure et du comportement de la classe des adamantanes en général, et est présenté ici comme un raisonnement plutôt que comme une mesure. Les dérivés de l’adamantane sont connus pour leurs enthalpies de sublimation élevées et leurs cristaux moléculaires exceptionnellement ordonnés ; une étude thermodynamique systématique de dérivés de l’adamantane et de la mémantine a montré que l’empilement cristallin détermine principalement les caractéristiques de sublimation de cette famille [11]. La cage quasi sphérique s’empile efficacement et le désordre rotationnel à l’état solide est fréquent. En pratique, les solides contenant de l’adamantane peuvent présenter une sublimation mesurable lors d’un stockage prolongé à l’air libre ou sous vide, et un flacon ouvert et chaud est une voie lente vers l’erreur gravimétrique.

Contrairement aux racétams polaires, le bromantane ne présente aucun risque d’hygroscopicité notable. Avec un seul donneur NH, une surface polaire de 12 Å2 et une cage hydrocarbonée occupant l’essentiel de la surface moléculaire, l’eau atmosphérique n’a rien à quoi se lier. Une prise en masse d’un échantillon de bromantane ne résulte pas d’une absorption d’humidité et doit être examinée comme un phénomène d’une autre nature.

Quels sont le point de fusion et la solubilité dans l’eau du bromantane ?

Aucun des deux n’est publié sous une forme validée, et cette page n’indique de valeur ni pour l’un ni pour l’autre — voir la note ci-dessus. Il en va de même pour le point d’ébullition, la masse volumique et l’indice de réfraction. Si un mode opératoire nécessite une constante physique, prenez-la dans le certificat d’analyse du lot plutôt que dans une fiche de catalogue.

Préparation des solutions mères

La lipophilie calculée dicte la démarche. Le méthanol et l’acétonitrile sont les solvants primaires appropriés pour les solutions mères chromatographiques ; l’acétone, le dichlorométhane et le diméthylsulfoxyde dissolvent facilement le composé lorsqu’un autre milieu est nécessaire. L’eau n’est utilisable à aucune concentration d’intérêt pratique, et la dilution aqueuse d’une solution mère organique concentrée est le moyen classique de faire précipiter un analyte lipophile dans le flacon de l’injecteur automatique : maintenez la fraction organique de toute dilution de travail suffisamment élevée pour que l’analyte reste en solution. Comme il n’existe aucune valeur de solubilité certifiée, déterminez la concentration de travail pour le lot concerné plutôt que d’en reprendre une — pesez, dissolvez, vérifiez par rapport à une réponse UV et consignez le résultat.

6. Utilisation comme étalon de référence analytique

Un étalon de référence mérite sa place sur une étagère en répondant à une question à laquelle on ne peut répondre sans lui. Le bromantane répond à quatre questions, et ce sont la deuxième et la troisième qui justifient de détenir cette substance en stock plutôt que de simplement la référencer.

6.1 Confirmation de l’identité et de la pureté par HPLC-UV

Le cycle 4-bromophényle est un chromophore ultraviolet efficace, ce qui fait de l’HPLC classique en phase inverse avec détection à barrette de diodes la première méthode naturelle pour ce composé. Le rôle de l’étalon est ici le rôle habituel : établir le temps de rétention dans les conditions propres au laboratoire, enregistrer le spectre pour la comparaison avec une bibliothèque et fournir le pic par rapport auquel la pureté de l’échantillon est normalisée.

Le logP calculé de 5,0 fixe le cadre pratique : une phase mobile riche en solvant organique, une longue rétention avec toute méthode conçue pour des analytes polaires, et une élution en gradient généralement plus commode qu’une élution isocratique. Comme il n’existe aucun centre ionisable significatif, le pH de la phase mobile n’a qu’une faible influence sur la rétention — ce qui est utile, puisque cela supprime une source fréquente de dérive interlaboratoires.

6.2 La signature isotopique du brome, et pourquoi elle justifie la place sur l’étagère

C’est l’argument technique le plus fort en faveur de la détention d’un étalon de bromantane caractérisé.

Le brome existe à l’état naturel sous la forme de deux isotopes stables en proportions presque égales : 79Br à 50,69% et 81Br à 49,31% [7]. Une molécule contenant exactement un atome de brome produit donc un massif d’ion moléculaire comportant deux pics de hauteur presque égale, séparés de deux unités de masse. Pour le bromantane, la masse monoisotopique est de 305,07791 Da pour l’isotopologue 79Br [1] ; l’isotopologue 81Br se situe 1,99795 Da plus haut, à environ 307,076 Da, ce qui donne un doublet M/M+2 aux valeurs nominales m/z 305 et 307 dans un rapport proche de 1:0,97.

Ce profil est presque impossible à confondre. La plupart des molécules organiques présentes dans un bruit de fond chromatographique produisent un ion moléculaire accompagné d’un petit épaulement M+1 dû au carbone 13, et rien en M+2. Une paire de pics presque égaux séparés de deux unités est l’empreinte classique d’un composé monobromé, et elle subsiste en GC-MS à ionisation électronique, en LC-MS à ionisation douce et dans les ions fragments qui conservent l’atome de brome.

Pourquoi cela compte en pratique. La confirmation par le profil isotopique est l’un des très rares contrôles d’identité qui ne coûtent rien de plus : elle est obtenue gratuitement avec toute acquisition en balayage complet, ne nécessite aucune injection supplémentaire, aucune seconde colonne ni aucune dérivatisation, et elle est largement indépendante de la matrice. Ce qu’apporte un étalon de référence, c’est l’étalonnage de cette attente — le rapport mesuré et sa tolérance sur l’instrument propre au laboratoire, dans sa propre matrice, à sa propre résolution. Une fois ces données consignées, un rapport M/M+2 hors tolérance devient la preuve d’une interférence coéluée plutôt qu’une curiosité.

6.3 Matériau de référence pour le contrôle antidopage

Le bromantan figure nommément à la section S6.A de la Liste des interdictions 2026 de l’AMA, parmi les stimulants non spécifiés, et il est interdit en compétition [2]. La substance a un historique documenté dans ce contexte précis : sa première apparition dans le contrôle antidopage international a été rapportée dans The Lancet en 1997 par Burnat et ses collègues du laboratoire d’analyses des armées françaises, sous la translittération bromontan, comme un agent alors peu connu détecté dans des échantillons d’athlètes [12].

C’est cet historique qui rend un étalon caractérisé nécessaire et non facultatif. Les laboratoires qui travaillent selon la norme ISO/IEC 17025 et le Standard international pour les laboratoires de l’AMA doivent démontrer que leur procédure d’analyse initiale détecte chaque substance inscrite avec la sensibilité requise et que leur procédure de confirmation l’identifie sans ambiguïté — aucune de ces deux affirmations ne peut être faite pour une substance que le laboratoire n’a jamais eue sous forme pure. Un étalon de référence permet :

  • l’établissement du temps de rétention et de la rétention relative dans le criblage des stimulants propre au laboratoire ;
  • l’acquisition d’un spectre de masse de référence et la sélection d’ions produits diagnostiques ;
  • l’étalonnage de la fenêtre d’acceptation du rapport isotopique M/M+2 décrite ci-dessus ;
  • l’enrichissement d’une matrice blanche afin de déterminer la limite de détection réellement atteinte, et non la limite supposée ;
  • la préparation d’échantillons de contrôle qualité pour l’acceptation des séries de routine ;
  • la démonstration de la sélectivité vis-à-vis de composés structurellement apparentés.

Un dosage spécifique du bromantane dans le plasma humain par chromatographie liquide–spectrométrie de masse en tandem a été publié [13], et des revues consacrées au criblage multicible des stimulants décrivent le cadre dans lequel un tel analyte s’insère [14]. La rapidité avec laquelle ce cadre doit intégrer de nouvelles entrées est visible chez les analogues voisins : le flmodafinil et le fladrafinil figurent également à la section S6.A de la liste 2026 [2], et leur métabolisme et leur élimination ont été caractérisés à des fins de contrôle antidopage au cours de la même période [15]. La littérature méthodologique propre au bromantane reste néanmoins mince, ce qui est dit ici plutôt que passé sous silence ; la section 17 revient sur ce point.

6.4 Le bromantane comparé à ses analogues les plus proches

Tableau 3. Le bromantane face aux composés à côté desquels il est le plus souvent rangé
PropriétéBromantaneChlodantaneModafinilAmantadine
Noyauadamantan-2-yladamantan-2-yldiphénylméthylsulfinyleadamantan-1-yl
Formule et masseC16H20BrN, 306,24C17H20ClNO, 289,80C15H15NON2S, 273.35C10H17N, 151.25
Type d’azoteamine aromatique (de type aniline)amide (benzamide)amidealkylamine (basique)
Profil isotopique des halogènesBr : ~1:1 M/M+2Cl : ~3:1 M/M+2aucuneaucune
Stéréocentreaucune — achiralaucuneun, au niveau du soufreaucune
Méthode chirale nécessaireaucunaucunouiaucun
Statut AMA 2026S6.A, en compétition [2]non mentionné nommémentS6.A, en compétition [2]non inscrit
Dans ce cataloguecette pagechlodantanemodafinil—

L’amantadine figure uniquement à titre de point de comparaison ; elle n’est pas proposée ici. La ligne qui compte en pratique est celle du profil isotopique, car c’est la seule propriété qui distingue ces matériaux sans aucune chromatographie.

Une revendication de sélectivité n’a de sens que vis-à-vis d’une alternative nommée. Le voisin le plus proche est le composé chloré correspondant, chlodantane, qui partage la cage adamantane et l’halogénure d’aryle, mais pas le pont : le chlodantane est un amide, NH–C(=O)–Ar, là où le bromantane est une amine aromatique. La différence est lisible sur le plan analytique de trois manières indépendantes : la masse moléculaire tombe à 289,80, un carbonyle d’amide apparaît vers 1630–1650 cm−1 en infrarouge et vers 166–167 ppm en RMN du 13C, et le profil isotopique de l’halogène change entièrement de nature — pour le chlore, le 35Cl et 37Cl sont présents dans un rapport d’environ 3:1, et non proche de 1:1 comme pour le brome [7]. Une méthode qui sépare les deux et les attribue correctement est une méthode dont on a démontré qu’elle fait quelque chose, et cette démonstration exige les deux matériaux sous forme authentifiée.

La famille plus large compte aussi. Les dérivés de l’adamantane reviennent dans toute la pharmacologie — l’amantadine, la rimantadine et la mémantine sont les plus connus — et les voies de synthèse des adamantanamines 2-substituées sont bien établies, y compris une chimie d’amination réductrice développée en pensant à ce squelette [8][9][10]. Lorsqu’un laboratoire recherche la classe plutôt qu’un seul de ses membres, un représentant caractérisé du sous-groupe 2-aryl-substitué constitue le témoin positif approprié.

6.5 Un marqueur de rétention à l’extrémité lipophile de la gamme

Les travaux d’aptitude du système tirent profit d’étalons qui encadrent le domaine de travail d’une méthode plutôt que de se regrouper en son milieu. Avec un logP calculé de 5,0, le bromantane se situe près de l’extrême lipophile de ce catalogue ; à l’inverse, un étalon d’oxiracétam situé vers −2,2 se trouve près de l’extrême polaire, avec aniracétam et noopept entre les deux. Un gradient qui retient et sépare l’ensemble a démontré son efficacité sur plus de sept unités logarithmiques de coefficient de partage — une affirmation bien plus forte sur une méthode que n’importe quel résultat obtenu avec un seul analyte.

7. Données spectrales de référence

Les spectres de tiers déposés pour cette fiche de composé sont énumérés ci-dessous avec leur attribution. Ils sont la propriété des déposants nommés et sont cités afin qu’un laboratoire puisse trouver un spectre de comparaison provenant d’une source indépendante. Ce ne sont pas les spectres du lot fourni ; les données du lot figurent sur le certificat d’analyse.

Tableau 4. Spectres de tiers déposés pour le CID PubChem 4660557
TechniqueDéposant et attributionNotes
ATR-IR (ATR-neat)Forensic Spectral Research ; échantillon fourni par Cayman Chemical Company, numéro de catalogue 24688, lot 0531437-9. Copyright John Wiley & Sons, Inc.Instrument enregistré : Bio-Rad FTS. Seul spectre déposé dont la provenance de l’échantillon est indiquée jusqu’au numéro de lot
GC-MSDigiLab GmbH ; copyright DigiLab GmbH et Wiley-VCH GmbHSpectre de référence en ionisation électronique ; source dans laquelle le doublet M/M+2 du brome décrit à la section 6.2 est directement visible
13C RMNCopyright John Wiley & Sons, Inc.Spectre du carbone à une dimension

Deux absences méritent d’être signalées explicitement. Aucun spectre de RMN 1H et aucun spectre ultraviolet n’ont été déposés dans cette fiche [1]. Un laboratoire qui a besoin de l’un ou de l’autre doit l’acquérir, et le matériau du lot convient précisément à cet usage. Signaler cette lacune est plus utile que de laisser supposer une exhaustivité que la fiche ne possède pas.

8. Spécification du lot et certificat d’analyse

Les commandes à l’échelle du kilogramme sont accompagnées d’un certificat d’analyse propre au lot. C’est le certificat, et non cette page, qui fait foi pour toute valeur numérique utilisée dans un mode opératoire.

Tableau 5. Cadre de spécification
ParamètreMéthodeSpécification
Identité — chromatographiqueHPLC, rétention par rapport à la référenceConforme
Identité — spectroscopiqueIR et/ou SM, comparaison avec un spectre de référenceConforme ; doublet M/M+2 compatible avec un atome de brome
DosageHPLC, normalisation des aires≥99,75%
Substances apparentéesHPLC, normalisation des airesValeur du lot indiquée
Solvants résiduelsCPG en espace de têteValeur du lot indiquée
Teneur en eautitrage de Karl FischerValeur du lot indiquée
AspectVisuelPoudre cristalline
Pureté énantiomérique—Sans objet — la substance est achirale (section 4)

La présentation du certificat, les paramètres indiqués et la méthode mentionnée pour chacun d’eux peuvent être examinés à l’avance sur le spécimen de certificat d’analyse. Les laboratoires soumis à une exigence de maîtrise documentaire souhaitent généralement voir ce format avant de commander plutôt qu’après.

Portée de la spécification, énoncée clairement. Le matériau est fourni en tant qu’étalon de référence analytique ; les commandes à l’échelle du kilogramme sont accompagnées d’un certificat d’analyse du lot. Il ne s’agit pas d’un matériau de référence certifié au sens de l’ISO 17034 : il n’est pas accompagné d’une valeur certifiée métrologiquement traçable assortie d’un bilan d’incertitude attribué, et il n’est pas le produit d’un producteur de matériaux de référence accrédité. Lorsqu’une méthode exige une traçabilité certifiée — comme le font certains dispositifs d’accréditation pour la quantification de confirmation — cette exigence n’est pas satisfaite par cet article et doit l’être par un matériau certifié provenant d’un producteur ISO 17034. Cette page établit la distinction plutôt que de la laisser découvrir lors d’un audit.

9. Manipulation, stockage et stabilité

Les recommandations ci-dessous découlent du profil physico-chimique exposé aux sections 3 et 5 plutôt que d’un modèle générique.

  • Stockage. Récipient fermé, au frais, au sec, à l’abri de la lumière. Les bromures d’aryle sont en principe photochimiquement labiles, et un flacon ambré ou une armoire obscure ne coûtent rien.
  • Discipline relative aux récipients. Maintenez les récipients fermés, sauf pendant la pesée. Les solides de la famille de l’adamantane peuvent se sublimer de façon mesurable lors d’un stockage prolongé à l’air libre ou sous vide [11], et un flacon qui s’allège lentement est une erreur gravimétrique qui s’accumule lentement.
  • Condensation. Contrairement aux étalons polaires hygroscopiques, ce matériau ne nécessite pas de protocole d’équilibrage contre l’absorption d’humidité. Les bonnes pratiques ordinaires — laisser un récipient froid revenir à température ambiante avant de l’ouvrir — restent judicieuses, mais le risque d’hygroscopicité qui domine la manipulation des racétams ne s’applique pas ici.
  • Stabilité en solution. Préparez les solutions mères dans le méthanol ou l’acétonitrile, conservez-les au réfrigérateur à l’abri de la lumière, et revérifiez leur stabilité sur de longues durées plutôt que de la supposer. Aucune étude de stabilité publiée sur les solutions de bromantane n’a été trouvée, et cette absence est une raison de prudence plutôt que de confiance.
  • Pesée. L’électricité statique est une gêne récurrente avec les solides cristallins lipophiles de faible densité. Un dispositif antistatique ou une barre ionisante rend la pesée de petites masses nettement plus reproductible.
  • Protection individuelle. Gants, protection oculaire et ventilation adéquate, conformément à la section 10. La manipulation de la poudre doit avoir lieu sous sorbonne ou sous aspiration locale, car la classification comprend l’irritation des voies respiratoires.

10. Classification des dangers

La classification ci-dessous est l’entrée agrégée de l’inventaire des classifications et des étiquetages de l’ECHA, telle qu’elle apparaît dans la fiche PubChem [1][3]. La fiche de données de sécurité fournie avec le lot est le document qui fait foi ; cette section sert d’orientation et ne la remplace pas.

Tableau 6. Classification SGH (notifications C&L agrégées de l’ECHA)
Mention d’avertissementAvertissement
Mentions de dangerH315 — Provoque une irritation cutanée
H319 — Provoque une sévère irritation des yeux
H335 — Peut irriter les voies respiratoires
Classes de dangerSkin Irrit. 2 ; Eye Irrit. 2A ; STOT SE 3 (irritation des voies respiratoires)
Conseils de prudenceP261, P264, P264+P265, P271, P280, P302+P352, P304+P340, P305+P351+P338, P319, P321, P332+P317, P337+P317, P362+P364, P403+P233, P405, P501
Fondement de l’agrégatDeux notifications émanant de deux entreprises — voir la réserve ci-dessous

Quel poids accorder à cette classification. L’entrée agrégée repose sur deux notifications à l’inventaire C&L de l’ECHA [1][3]. C’est une base de preuves très restreinte au regard de l’inventaire, où les substances largement commercialisées font couramment l’objet de centaines de notifications. Une classification unanime issue de deux notifiants n’est unanime qu’en un sens trivial, et elle doit être lue comme l’autoclassification des notifiants plutôt que comme une classification harmonisée au titre de l’annexe VI du règlement CLP, dont le bromantane ne fait pas l’objet. La lecture pratique est la suivante : traitez l’ensemble H315/H319/H335 comme le minimum de travail pour la manipulation, et ne déduisez pas de l’absence d’autres mentions de danger que d’autres dangers ont été évalués et exclus. Ils ne l’ont pas été.

En termes opérationnels, la classification se traduit par des gants, une protection oculaire et le confinement des poussières — la mention H335 est celle que l’on sous-estime le plus souvent, et c’est la raison pour laquelle les transferts de poudre doivent se faire sous aspiration locale plutôt que sur une paillasse ouverte.

Des données de toxicologie chez le rongeur existent pour cette substance dans la littérature de langue russe, notamment une étude de toxicité aiguë [32] et des évaluations des effets sur l’état neurologique après administration unique [31] et sur la maturation et le développement des réflexes de la descendance [30]. Elles sont décrites à la section 12 en tant que faits bibliographiques relatifs à des recherches publiées chez l’animal. Elles ne constituent pas une classification des dangers, elles ne sont issues d’aucune évaluation harmonisée, et rien en elles ne modifie les exigences de manipulation énoncées ci-dessus.

11. Historique de la découverte et du développement

Le bromantane est issu de la pharmacologie soviétique, et la configuration de sa littérature découle directement de cette origine : un corpus dense de travaux en langue russe concentré dans un petit nombre d’instituts, très peu reproduit en dehors de l’ex-Union soviétique, et une rupture nette en 1996, lorsque le composé a accédé à la notoriété internationale par une voie tout à fait involontaire.

Les origines à l’Institut Zakousov

Le composé a été mis au point et caractérisé principalement à l’ Institut de pharmacologie de l’Académie russe des sciences médicales à Moscou — devenu ensuite l’Institut de pharmacologie V. V. Zakousov —, avec d’importants travaux parallèles à l’Académie médicale d’État de Volgograd et, plus tard, à l’Institut de biochimie et de génétique du Centre de recherche d’Oufa. Ces trois affiliations représentent la grande majorité de la littérature primaire, et elles figurent dans les champs d’affiliation des notices citées elles-mêmes.

Les premières études indexées datent de la première moitié des années 1990 : l’analyse pharmaco-électroencéphalographique de Krapivin, Sergeeva et Morozov en 1993, puis, en 1998, une comparaison avec l’adapromine et le midantane, deux autres dérivés de l’adamantane issus du même programme. En 1995, trois groupes ont publié à quelques mois d’intervalle — Kudrin et ses collègues sur les systèmes dopaminergique et sérotoninergique du cerveau du rat [17], Grekhova et ses collègues sur la libération et le métabolisme de la dopamine dans le striatum dorsal du rat vigile par microdialyse [18], et Sergeeva et ses collègues sur la corrélation entre la pharmacocinétique et l’évolution temporelle des effets [19].

La catégorie des actoprotecteurs

Le bromantane a été mis au point dans le cadre d’une catégorie pharmacologique qui n’a pas d’équivalent exact dans la classification occidentale : celle des actoprotecteur, une classe définie par l’objectif de maintenir la capacité de travail physique et mentale dans des conditions extrêmes telles que la chaleur, l’hypoxie ou un effort prolongé. Oliynyk et Oh ont passé en revue cette classe et son histoire à l’intention d’un lectorat anglophone en 2012 [33], et c’est le cadre dans lequel presque tous les premiers travaux russes sur ce composé ont été conçus et interprétés.

Cette catégorie importe pour la lecture de la littérature : les études étaient construites autour de critères tels que la capacité de travail physique, la protection thermique et la performance opérante sous charge plutôt qu’autour de l’occupation des récepteurs. Un lecteur moderne qui chercherait une pharmacologie fondée sur des cibles dans les premiers articles ne la trouvera pas, car ce n’était pas la question posée.

1996 : des débuts internationaux involontaires

Le bromantane a accédé à la notoriété internationale par le contrôle antidopage plutôt que par la pharmacologie. Le composé a été détecté dans des échantillons d’athlètes au milieu des années 1990 et rapporté dans The Lancet en 1997 par Burnat et ses collègues sous la translittération bromontan, explicitement décrit comme un nouvel agent dopant [12]. Il figure nommément sur la liste des interdictions depuis lors, et il apparaît dans l’édition actuelle de 2026, dans la classe S6.A [2].

Du point de vue d’un laboratoire, c’est le fait le plus lourd de conséquences de l’histoire de ce composé, et la raison pour laquelle un étalon de référence de cette substance fait toujours l’objet d’une demande continue trois décennies plus tard.

Ladasten : enregistrement en tant que médicament en Russie

Parallèlement, le développement s’est poursuivi en vue d’une indication thérapeutique. Sous le nom commercial Ladasten , le composé a été étudié puis enregistré dans la Fédération de Russie pour les troubles asthéniques. Un essai clinique pilote a été rapporté par Siuniakov et ses collègues en 2006 [34], suivi d’une étude comparative contrôlée contre placebo dans la neurasthénie par Neznamov et ses collègues en 2009 [35] et d’une étude multicentrique dans les troubles asthéniques associés à un syndrome psycho-autonome en 2010 [36]. La section 13 résume cette littérature.

Parallèlement au programme clinique, les travaux mécanistiques se sont déplacés vers l’institut d’Oufa, où une série d’études menées à partir du milieu des années 2000 a examiné les effets du composé sur l’expression génique, sur le promoteur de la tyrosine hydroxylase et sur la régulation au niveau de la chromatine [23][24][25][26][27]. Ces travaux, résumés à la section 12, constituent la couche la plus moderne de la pharmacologie et celle dont les hypothèses moléculaires sont les plus claires.

La chimie de synthèse, hier et aujourd’hui

Le composé continue d’apparaître dans la littérature de chimie méthodologique comme une cible de synthèse commode. Kolesnikov et ses collègues l’ont utilisé pour démontrer une amination réductrice catalysée par le ruthénium qui ne nécessite aucune source externe d’hydrogène, le monoxyde de carbone servant de réducteur, et ont explicitement mentionné l’application au ladasten [8]. Le même squelette réapparaît dans des travaux de catalyse plus récents sur des précatalyseurs au ruthénium stables à l’air et à l’humidité [9], et l’amine parente, l’adamantan-2-amine, figure dans les travaux russes en cours sur la dérivatisation de l’adamantane [10].

La raison de cette récurrence est instructive : condenser une cétone encombrée (2-adamantanone) avec une amine aromatique désactivée (4-bromoaniline) est une amination réductrice exigeante, de sorte qu’un catalyseur qui la réalise bien a démontré quelque chose qui mérite d’être rapporté.

12. Pharmacologie au niveau des récepteurs et pharmacologie préclinique

Comment lire cette section. Ce qui suit est un résumé de travaux de recherche publiés, menés en laboratoire sur la substance bromantane, rapportés en tant que faits bibliographiques. Chaque résultat est indiqué avec le système expérimental qui l’a produit — une espèce nommée, une préparation nommée, une voie nommée. Rien de tout cela ne décrit, ne prédit ni ne revendique un quelconque effet du réactif fourni sur cette page, qui n’est administré à rien ni à personne. Rien ici ne constitue une indication posologique, une allégation de santé ou une affirmation selon laquelle la substance serait sûre ou efficace pour quelque usage que ce soit chez l’homme.

La littérature préclinique se divise en trois couches produites par des groupes différents, qui posent des questions différentes et atteignent des niveaux de résolution mécanistique différents. Lues comme un seul corpus de preuves, elles donnent une fausse impression de convergence ; lues comme trois couches, elles sont plus utiles.

12.1 La couche neurochimique, 1993–1999

Les premiers travaux ont caractérisé le composé sur les plans électrophysiologique et neurochimique chez le rongeur : une analyse pharmaco-électroencéphalographique quantitative de Krapivin, Sergeeva et Morozov en 1993 [16], puis une comparaison du bromantane avec deux autres dérivés de l’adamantane, l’adapromine et le midantane, portant sur l’activité bioélectrique du cerveau du rat [20].

Les travaux sur les monoamines ont suivi. Kudrin et ses collègues ont examiné l’administration aiguë et chronique de 50 mg/kg par voie orale chez le rat et ont rapporté des modifications de la noradrénaline, de la dopamine et de la sérotonine et de leurs métabolites dans différentes régions cérébrales, dont une augmentation de la sérotonine et de l’acide 5-hydroxyindoleacétique dans le cortex frontal [17]. La même année, Grekhova, Gaĭnetdinov, Sotnikova et leurs collègues ont utilisé la microdialyse chez le rat vigile pour suivre la libération et le métabolisme de la dopamine dans le striatum dorsal [18] — la mesure la plus directe de la première série, et celle qui dépend le moins d’inférences tirées d’homogénats tissulaires. Morozov et ses collègues ont résumé en 1999 le mécanisme tel qu’on le comprenait alors, en décrivant sa composante principale comme une activité dopamine-positive : antagonisme des effets des neuroleptiques chez le rat à 5 mg/kg, blocage de la recapture synaptosomale de la dopamine à 50 µM et inhibition de la recapture neuronale de la sérotonine à 50 µM [21]. Une caractérisation pharmacocinétique a été publiée parallèlement, mettant en corrélation les concentrations plasmatiques et l’apparition des effets [19] ; une étude ultérieure a examiné l’effet du composé sur la pharmacocinétique du stimulant sydnocarb coadministré [39].

Une réserve concernant les concentrations. Les effets sur la recapture in vitro cités ci-dessus ont été observés à 50 µM, une concentration élevée au regard de la pharmacologie moderne des cibles et bien supérieure à celle que requièrent les ligands sélectifs des transporteurs. Des effets à cette concentration ne prouvent pas une interaction de haute affinité, et les publications originales ne les présentent pas comme tels. Aucune lecture de ce composé comme inhibiteur sélectif des transporteurs de monoamines n’est étayée par les données primaires.

12.2 La couche de l’expression génique, 2004–2012

Les travaux les plus spécifiques sur le plan mécanistique sont venus de l’Institut de biochimie et de génétique du Centre de recherche d’Oufa, et ils ont pris une direction inhabituelle : plutôt que de rechercher un récepteur, le groupe s’est intéressé à la régulation transcriptionnelle et épigénétique. Vakhitova et ses collègues ont rapporté qu’une administration unique multipliait par plus de deux l’ARN messager de la tyrosine hydroxylase dans l’hypothalamus du rat, puis ont utilisé le séquençage au bisulfite pour examiner la méthylation des sites CpG du promoteur de la tyrosine hydroxylase, en rapportant une déméthylation des cytosines dans les cellules hypothalamiques [23]. La tyrosine hydroxylase étant l’enzyme limitante de la biosynthèse des catécholamines, une modification durable de sa transcription constitue une voie plausible vers les effets dopaminergiques décrits dans la couche précédente — un mécanisme agissant sur la synthèse plutôt que sur le transport ou la liaison aux récepteurs. Le groupe a étendu cette approche à l’identification protéomique de protéines cibles candidates dans le cerveau du rat [24], à la teneur en CREB (Ser133) et à l’activité de liaison à l’ADN des facteurs de transcription [25], à l’évolution temporelle de l’histone désacétylase 1 et des histones H3 et H4 acétylées [26], ainsi qu’à l’expression des gènes des neurotrophines et des kinases activées par les mitogènes [27].

L’étude la plus rigoureuse de l’ensemble de ces travaux a été publiée hors de Russie. Mikhaylova et ses collègues, du Leibniz Institute for Neurobiology de Magdebourg, avec les groupes de l’Institut Zakousov et d’Oufa, ont rapporté dans Neuropharmacology qu’une administration orale unique de 50 mg/kg régulait de manière différenciée l’ARN messager et la protéine de la tyrosine hydroxylase ainsi que les teneurs en dopamine et en L-DOPA dans l’aire tegmentale ventrale, le noyau accumbens, l’hypothalamus, le striatum et l’hippocampe. Sur des tranches d’hippocampe, une concentration de 10 µM transformait la potentialisation à court terme de la transmission synaptique en une forme durable ; ce renforcement était bloqué par l’inhibiteur de la synthèse protéique anisomycine et atténué par l’antagoniste des récepteurs D1/D5 SCH23390 [22].

C’est l’étude à lire en premier : elle a été menée dans un établissement indépendant, extérieur au programme d’origine, elle a utilisé des témoins pharmacologiques permettant de discriminer entre des mécanismes candidats plutôt que de simplement décrire un effet, et elle a paru dans une revue internationale à comité de lecture.

12.3 La couche immunologique et la toxicologie animale

Un volet distinct a examiné les effets sur les cellules immunitaires, ce qui explique pourquoi le MeSH classe le composé sous les descripteurs Adjuvants, Immunologic et Psychotropic Drugs [1] : Tallerova et ses collègues ont rapporté des effets sur des marqueurs cytokiniques de l’inflammation et sur le comportement dans un modèle murin de syndrome de type dépressif [28], ainsi que sur la composition des sous-populations de lymphocytes T chez la souris C57BL/6 [29]. Cette couche est la moins développée et la moins reproduite des trois, et elle n’est mentionnée que parce que la classification du registre existe et qu’un lecteur qui la rencontre mérite de savoir d’où elle provient.

La toxicologie chez le rongeur a été étudiée principalement par le groupe de Volgograd : une étude de toxicité aiguë [32], l’effet toxique d’un traitement unique sur l’état neurologique [31] et, dans Neurotoxicology and Teratology, les effets sur la maturation et le développement des réflexes de la descendance après administration à des rats [30]. Il s’agit d’études chez l’animal portant sur une substance administrée, qui n’ont pas d’incidence sur la manipulation d’un réactif de laboratoire, mais une page qui rapporte la pharmacologie et omet sans le dire la toxicologie présente une littérature sélectionnée plutôt qu’une littérature.

12.4 Ce qui est établi et ce qui ne l’est pas

Disons-le clairement : aucune cible moléculaire unique du bromantane n’est établie. Il n’existe aucune affinité de liaison rapportée pour un récepteur défini qui expliquerait les effets observés, aucune structure avec un partenaire protéique et aucune étude de déconvolution de cible reproduite de manière indépendante. L’hypothèse la mieux étayée est indirecte — une régulation positive de la synthèse des catécholamines par des effets sur la transcription de la tyrosine hydroxylase, avec une composante épigénétique — et repose principalement sur les travaux de deux groupes collaborant entre eux, ainsi que sur l’étude indépendante de Magdebourg. C’est une véritable hypothèse, étayée par de véritables données, mais ce n’est pas la même chose qu’un mécanisme établi. Une seconde limite est d’ordre linguistique : la grande majorité de la littérature primaire est en russe, publiée dans des revues à diffusion internationale limitée, et une grande partie n’a jamais été reproduite en dehors des établissements d’origine. C’est une propriété du corpus de preuves et non un choix éditorial, et c’est pourquoi cette section se termine sur une hypothèse.

13. Littérature de recherche clinique

Un médicament et un réactif de laboratoire sont deux choses différentes. Les études ci-dessous ont porté sur des Ladasten, un médicament qui a été autorisé et commercialisé dans la Fédération de Russie, administré à des patients sous surveillance médicale dans le cadre de recherches cliniques approuvées. Elles sont rapportées ici en tant que faits bibliographiques relatifs à cette littérature. Elles ne décrivent ni l’article fourni sur cette page ni aucune utilisation de celui-ci. Ce réactif n’est pas un médicament, ne bénéficie d’aucune autorisation de mise sur le marché dans aucune juridiction, n’a été évalué par aucune autorité de réglementation des médicaments quant à sa sécurité ou à son efficacité, et ne doit être administré à aucun être humain ni à aucun animal.

Le programme clinique s’est déroulé à partir du milieu des années 2000 et s’est concentré sur les troubles asthéniques — une catégorie diagnostique plus usitée dans la psychiatrie russe que dans la pratique occidentale fondée sur la CIM, ce qui est en soi pertinent pour l’interprétation des résultats.

Siuniakov, Grishin, Teleshova et leurs collègues ont rapporté un essai clinique pilote en 2006 [34] ; Neznamov et ses collègues ont suivi en 2009 avec une étude comparative contre placebo dans la neurasthénie, décrivant des actions à la fois psychostimulantes et anxiolytiques [35] ; Voznesenskaia, Fokina et Iakhno ont rapporté en 2010 une étude multicentrique d’efficacité et de sécurité dans les troubles asthéniques avec syndrome psycho-autonome [36] ; et Bogdan et ses collègues ont examiné des paramètres psychophysiologiques chez des volontaires sains en 2009 [37]. Deux études plus modestes se sont intéressées à des domaines extérieurs à l’indication principale — les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson [38] et la correction pharmacologique des réactions d’adaptation lors d’une ascension de courte durée de la moyenne à la haute altitude [40] — et des travaux russes plus récents ont examiné le composé associé au fabomotizole dans un modèle de syndrome parkinsonien induit par le paraquat [41].

Quel poids accorder à cette littérature. Quatre limites s’appliquent, et aucune ne relève de l’interprétation. Premièrement, la quasi-totalité des travaux cliniques a été menée dans un seul pays, en grande partie par des groupes liés à l’institut qui a mis au point le composé. Deuxièmement, ils sont publiés dans des revues de langue russe à indexation internationale limitée, et plusieurs des publications ne sont pas accompagnées d’un résumé en anglais. Troisièmement, l’indication principale — l’asthénie et la neurasthénie — n’est pas une catégorie diagnostique employée de manière uniforme dans les différents systèmes réglementaires, ce qui rend difficile la comparaison des critères d’évaluation d’une juridiction à l’autre. Quatrièmement, aucune autorité de réglementation extérieure à la Fédération de Russie n’a évalué le composé en tant que médicament. Dans l’ensemble, il s’agit d’un corpus de littérature clinique qui existe et peut être cité, mais ce n’est pas une base de preuves qu’une autorité de réglementation des médicaments de l’Union européenne ou des États-Unis aurait acceptée, et il ne doit pas être lu comme s’il l’était.

14. Statut réglementaire

Le statut réglementaire est propre à chaque juridiction, il évolue, et il est indiqué ici strictement en tant que fait, en regard d’une source nommée et d’une date de vérification. Lorsqu’aucune source fiable n’a été trouvée pour une juridiction, cette page le dit plutôt que de procéder par déduction.

Le bromantane est-il interdit dans le sport ?

Oui. Le bromantan figure nommément dans la classe S6.A, Stimulants non spécifiés, de la Liste des interdictions 2026 de l’AMA et il est interdit in-competition [2]. Comme il relève de la section S6.A et non de la section S6.B, il s’agit d’une non-Specified substance, ce qui entraîne au titre du Code mondial antidopage des conséquences différentes de celles d’une substance spécifiée. Ce matériau est fourni afin que les laboratoires puissent le détecter ; il ne doit pas être utilisé par des athlètes ni leur être fourni.

Le bromantane est-il légal en Pologne et dans l’Union européenne ?

Ce n’est pas une substance contrôlée en Pologne : le bromantane, le bromantan et la classe des adamantanamines ne figurent pas aux annexes 1, 2 ou 3 de la liste polonaise consolidée des substances psychotropes, des stupéfiants et des nouvelles substances psychoactives, Dz.U. 2024 poz. 1139, vérifiée le 22 août 2026 [6]. Ce n’est pas non plus un médicament autorisé en Pologne ou dans l’Union européenne, et il ne fait l’objet d’aucune classification CLP harmonisée [3]. Rien de tout cela n’en fait un produit de consommation : il est fourni en tant que réactif de laboratoire selon les conditions de la section 15, et les acheteurs situés hors de Pologne doivent vérifier sa situation au regard de leur propre législation.

Tableau 7. Situation réglementaire par juridiction et par instrument (vérifiée le 22 août 2026)
Instrument / juridictionStatut
Liste des interdictions 2026 de l’AMAInscrit. Entrée nommée "Bromantan" dans la classe S6.A, Stimulants non spécifiés; interdit in-competition. Vérifié par rapport au texte du Standard international 2026 [2]
Union européenne — médicamentsAucune autorisation de mise sur le marché. La substance n’est pas un médicament autorisé dans l’Union européenne et n’a pas été évaluée par l’Agence européenne des médicaments
Pologne — stupéfiants, substances psychotropes et nouvelles substances psychoactivesNon inscrit. Le bromantane, le bromantan et la classe des adamantanamines ne figurent pas aux annexes 1, 2 ou 3 du règlement consolidé relatif à la liste des substances psychotropes, des stupéfiants et des nouvelles substances psychoactives, publié sous la référence Dz.U. 2024 poz. 1139 [6]
Pologne — médicamentsAucune autorisation de mise sur le marché. La substance n’est pas un médicament enregistré en Pologne
États-Unis — DEAEnregistré dans le National Forensic Laboratory Information System de la DEA sous la catégorie de drogue Stimulants, ajouté en décembre 2020 [5]. Voir la note ci-dessous sur ce que cela signifie et ne signifie pas
UE — classification harmonisée CLPAucune classification harmonisée au titre de l’annexe VI du règlement CLP. Deux notifications d’autoclassification figurent dans l’inventaire C&L de l’ECHA (section 10) [3]
Fédération de RussieA été autorisé et commercialisé en tant que médicament sous le nom de Ladasten. Le statut d’autorisation actuel n’a pas été vérifié auprès d’une source réglementaire russe primaire pour cette révision et n’est donc pas affirmé ici
Autres juridictionsNon évalué. Le statut doit être vérifié localement avant toute importation, tout achat ou toute détention

Ce que signifie l’entrée NFLIS de la DEA, et ce qu’elle ne signifie pas. Le National Forensic Laboratory Information System est un programme de déclaration qui recueille les résultats des laboratoires de police scientifique analysant les drogues saisies. L’attribution d’une catégorie de drogue NFLIS indique la manière dont ces résultats sont présentés en tableaux. Il ne s’agit pas d’une mesure d’inscription au titre du Controlled Substances Act, et elle ne fait pas à elle seule d’une substance une substance contrôlée aux États-Unis. L’entrée est mentionnée ici parce qu’il s’agit d’une annotation factuelle de la fiche de registre [1][5], et elle est expliquée parce qu’elle est couramment interprétée à tort comme une décision d’inscription.

Limites de cette section. L’entrée polonaise est un résultat négatif vérifié : la liste consolidée a été récupérée et interrogée, et la présence de termes de contrôle connus pour figurer sur cette liste a été confirmée par la même recherche avant que l’absence du bromantane ne soit consignée, de sorte que l’on sait que la recherche elle-même a fonctionné. Cette vérification vaut pour le texte consolidé cité et pour la date indiquée ; les modifications ultérieures ne sont pas couvertes. Toutes les autres juridictions indiquées comme "non évaluées" ne sont réellement pas évaluées. Il incombe à l’acheteur de confirmer la situation au regard de la législation qui lui est applicable.

15. Usage autorisé et conditions de fourniture

Réservé à la recherche. Non destiné à la consommation humaine ou animale.

  • Fourni uniquement pour la recherche en laboratoire in vitro, la chimie analytique, le développement de méthodes chromatographiques et de spectrométrie de masse et les applications en tant qu’étalon de référence.
  • Non n’est pas un médicament, un médicament expérimental, un complément alimentaire, une denrée alimentaire, un ingrédient alimentaire, un aliment pour animaux, un nouvel aliment, un produit cosmétique ou un produit biocide.
  • Ne doit pas être ingéré, inhalé, injecté, appliqué sur le corps ou administré à l’homme ou à l’animal, en quelque circonstance que ce soit et quelle que soit la quantité.
  • Ne doit pas être utilisé dans la fabrication, la préparation ou la formulation d’un quelconque produit destiné à la consommation humaine ou animale ou à une application sur l’homme ou l’animal.
  • Ne doit pas être revendu, reconditionné ni présenté comme complément, médicament ou produit de consommation.
  • Ne doit pas être utilisé par un athlète, fourni à un athlète ou administré à un athlète, ni utilisé de quelque manière que ce soit en lien avec la compétition sportive. La substance est interdite en compétition en vertu de la Liste des interdictions de l’AMA [2] ; toute fourniture à cette fin est expressément exclue des présentes conditions.
  • Destiné à être acheté et utilisé exclusivement par des personnes professionnellement qualifiées pour manipuler des produits chimiques de laboratoire, ou sous leur supervision directe, dans des locaux adaptés au stockage de produits chimiques.
  • Aucune information figurant sur cette page ne constitue un avis médical, une indication posologique, une allégation de santé ou une affirmation selon laquelle la substance serait sûre ou efficace pour un quelconque usage chez l’être humain.
  • Il incombe à l’acheteur de vérifier le statut juridique de la substance dans sa propre juridiction avant de commander, et de respecter toutes les exigences applicables en matière d’importation, de détention et de tenue de registres.

En passant commande, l’acheteur confirme accepter ces conditions et confirme que le matériau sera utilisé exclusivement comme décrit ci-dessus.

16. Questions fréquentes

À quoi sert le bromantane au laboratoire ?
Il est utilisé comme étalon de référence analytique : pour établir le temps de rétention et un spectre de masse de référence dans la méthode propre au laboratoire, pour étalonner la fenêtre d’acceptation du rapport isotopique du brome, pour enrichir une matrice blanche afin de mesurer une limite de détection réelle plutôt que de la supposer, pour préparer des échantillons de contrôle qualité et pour démontrer la sélectivité vis-à-vis de composés structurellement apparentés. Le principal groupe d’utilisateurs est constitué par les laboratoires antidopage, car la substance figure nommément sur la Liste des interdictions de l’AMA et un laboratoire ne peut pas prétendre détecter une substance qu’il n’a jamais eue sous forme pure.
Ce produit est-il destiné à la consommation humaine ?
Non. Il s’agit d’un réactif chimique et d’un matériau de référence analytique fourni exclusivement pour un usage en laboratoire in vitro. Ce n’est pas un médicament, un complément ou une denrée alimentaire, et il ne doit être ni ingéré ni administré à l’homme ou à l’animal.
Le bromantane figure-t-il sur la Liste des interdictions de l’AMA ?
Oui. Le bromantan figure nommément dans la classe S6.A, Stimulants non spécifiés, de la Liste des interdictions 2026 de l’Agence mondiale antidopage, et il est interdit en compétition. Ce matériau de référence est fourni aux laboratoires antidopage et aux autres laboratoires d’analyse qui ont besoin d’un étalon authentifié pour détecter et confirmer la substance. Il ne doit pas être utilisé par des athlètes ni leur être fourni, ni être utilisé de quelque manière que ce soit en lien avec la compétition sportive.
Le matériau est-il chiral, et nécessite-t-il une méthode chirale ?
Non, et non. Le bromantane ne possède aucun stéréocentre : le carbone substitué est le C-2 de l’adamantane, qui se trouve sur le plan miroir moléculaire, de sorte que les deux chemins de cycle qui en partent sont équivalents. La fiche de registre confirme zéro stéréocentre défini et zéro non défini, et l’InChIKey standard ne comporte aucune couche stéréochimique. Une seule méthode HPLC ou CPG achirale caractérise entièrement le matériau, et aucune valeur de pureté énantiomérique ne figure sur le certificat d’analyse, car il n’y en a aucune à indiquer.
Quelle pureté est garantie, et s’agit-il d’un matériau de référence certifié ?
Pas moins de 99,75% par HPLC avec normalisation des aires. La valeur mesurée pour le lot fourni est indiquée sur son certificat d’analyse, avec la teneur en eau, les substances apparentées et les solvants résiduels ; le spécimen de certificat présente chaque paramètre indiqué et la méthode employée pour chacun d’eux. Il s’agit d’un étalon de référence analytique, et non d’un matériau de référence certifié : il ne comporte aucune valeur certifiée métrologiquement traçable assortie d’un bilan d’incertitude attribué et n’est pas produit selon l’ISO 17034. Lorsqu’un dispositif d’accréditation exige un matériau de référence certifié pour la quantification de confirmation, cette exigence n’est pas satisfaite par cet article et doit l’être par un matériau certifié provenant d’un producteur accrédité.
Pourquoi aucun point de fusion, aucune masse volumique ni aucune solubilité dans l’eau ne sont-ils indiqués ?
Parce qu’aucune valeur expérimentale validée n’est publiée pour aucune de ces grandeurs dans les registres publics faisant autorité pour cette substance, et qu’imprimer une valeur sans source irait à l’encontre de la finalité même d’un étalon de référence. Des valeurs de ces constantes circulent bien dans des catalogues commerciaux, mais elles ne sont rattachées à aucune mesure identifiée. Utilisez les valeurs du lot figurant sur le certificat d’analyse pour tout mode opératoire nécessitant une constante physique.
Quelles conditions chromatographiques conviennent à ce composé ?
Son logP calculé de 5,0 et sa surface polaire de 12 angströms carrés décrivent un solide fortement lipophile, essentiellement apolaire. Attendez-vous à une forte rétention sur C18 avec une phase mobile riche en solvant organique, typiquement soixante-dix pour cent de solvant organique ou davantage, et privilégiez l’élution en gradient. Il n’existe aucun centre ionisable significatif, de sorte que le pH de la phase mobile n’a qu’une faible influence sur la rétention. Préparez les solutions mères dans le méthanol ou l’acétonitrile ; le composé n’est pas soluble dans l’eau à un niveau exploitable.
Comment le bromantane est-il confirmé par spectrométrie de masse, et en quoi diffère-t-il du chlodantane ?
L’atome de brome unique est la clé. Le brome existe sous la forme de deux isotopes stables d’abondance presque égale, le 79 à environ 50,7 pour cent et le 81 à environ 49,3 pour cent, de sorte que l’ion moléculaire apparaît sous la forme d’un doublet aux rapports masse sur charge nominaux 305 et 307, dans un rapport proche de un pour un. Ce profil est hautement diagnostique, car la plupart des molécules organiques ne présentent rien en M plus 2, et le rôle d’un étalon de référence est d’étalonner le rapport attendu et sa tolérance sur l’instrument et dans la matrice propres au laboratoire. Le chlodantane partage la cage adamantane et porte un halogénure d’aryle, mais ce n’est pas le même squelette avec un halogène différent : son pont est un amide, NH–C(=O)–Ar, et non une amine aromatique, de sorte qu’il porte un carbone et un oxygène supplémentaires et que sa masse est de 289,80 et non de 306,24. Deux éléments indépendants distinguent les matériaux dans un spectre de masse : la masse précise et le profil isotopique, puisque le chlore donne un rapport d’environ trois pour un, et non proche de un pour un comme le brome. Disposer des deux matériaux sous forme authentifiée est ce qui permet à une méthode de démontrer qu’elle les sépare et les attribue correctement.
Comment le matériau doit-il être conservé ?
Récipient fermé, au frais, au sec et à l’abri de la lumière, car les bromures d’aryle sont en principe photochimiquement labiles. Maintenez les récipients fermés, sauf pendant la pesée, car les solides de la famille de l’adamantane peuvent se sublimer de façon mesurable lors d’un stockage prolongé à l’air libre ou sous vide. Contrairement aux étalons polaires de racétams, ce matériau n’est pas sensiblement hygroscopique, de sorte qu’aucun protocole d’équilibrage contre l’humidité n’est nécessaire avant l’ouverture.
Quels sont les dangers ?
L’entrée agrégée de l’inventaire des classifications et des étiquetages de l’ECHA est SGH Attention avec H315 Provoque une irritation cutanée, H319 Provoque une sévère irritation des yeux et H335 Peut irriter les voies respiratoires, ce qui correspond aux classes Skin Irrit. 2, Eye Irrit. 2A et STOT SE 3. Le port de gants, une protection oculaire et le confinement des poussières sont requis. Cet agrégat ne repose que sur deux notifications ; il doit donc être lu comme l’autoclassification des notifiants et non comme la preuve que d’autres dangers ont été évalués et exclus. La fiche de données de sécurité expédiée avec le lot est le document qui fait foi.
Quel est le numéro CAS du bromantane, et pourquoi deux numéros différents circulent-ils ?
Le numéro CAS actuel est 87913-26-6. Un numéro plus ancien, 138308-72-2, apparaît encore dans d’anciens catalogues, des tableurs internes et des bases de données secondaires ; il désigne la même substance, mais il a été remplacé et ne correspondra pas à une recherche dans un registre actuel. Les bons de commande et les registres de suivi des échantillons doivent porter le 87913-26-6. Le numéro CE correspondant est 687-739-8 et l’UNII de la FDA est N1ILS53XWK.
Le bromantane est-il la même substance que le Ladasten ?
Oui. Ladasten est le nom commercial d’un médicament qui a été autorisé et commercialisé dans la Fédération de Russie, et sa substance active est le bromantane, CAS 87913-26-6. Bromantan et bromontan sont des translittérations du même nom employées dans la littérature de langue russe et, dans le cas de bromantan, dans la Liste des interdictions de l’AMA. Le matériau fourni ici est un réactif de laboratoire, et non ce médicament, et il ne bénéficie d’aucune autorisation de mise sur le marché dans aucune juridiction.
Comment le bromantane est-il fabriqué ?
Par amination réductrice : la cétone encombrée 2-adamantanone est condensée avec l’amine aromatique désactivée 4-bromoaniline et l’imine obtenue est réduite. Cette combinaison est suffisamment exigeante pour revenir dans la littérature de catalyse comme transformation de référence. Kolesnikov et ses collègues l’ont utilisée pour démontrer une amination réductrice catalysée par le ruthénium ne nécessitant aucune source externe d’hydrogène, le monoxyde de carbone servant de réducteur, et ont explicitement mentionné l’application au ladasten.
Que dit la recherche publiée sur le mode d’action du bromantane ?
Aucune cible moléculaire unique n’est établie. L’hypothèse la mieux étayée dans la littérature publiée est indirecte : une régulation positive de la synthèse des catécholamines par des effets sur la transcription de la tyrosine hydroxylase, avec une composante épigénétique, rapportée par des groupes de l’Institut Zakousov et du Centre de recherche d’Oufa et étayée par une étude indépendante du Leibniz Institute for Neurobiology de Magdebourg. Il s’agit de résultats concernant la substance dans des systèmes rongeurs et in vitro, rapportés ici en tant que faits bibliographiques. Ce ne sont pas des allégations concernant ce réactif, qui n’est administré à rien ni à personne.
Le bromantane est-il une substance contrôlée aux États-Unis ?
Il est enregistré dans le National Forensic Laboratory Information System de la DEA sous la catégorie de drogue Stimulants, ajoutée en décembre 2020. Il s’agit d’une catégorie de déclaration servant à présenter en tableaux les résultats des laboratoires de police scientifique qui analysent des saisies ; ce n’est pas une mesure d’inscription au titre du Controlled Substances Act, et cela ne fait pas à soi seul de la substance une substance contrôlée. Cette entrée est couramment interprétée à tort comme une décision d’inscription. Le statut juridique doit être vérifié au regard de la législation applicable à l’acheteur.
Quels conditionnements sont disponibles ?
Huit : 1 g, 5 g, 10 g, 20 g, 50 g, 100 g, 200 g et 500 g, chacun fourni sous forme de poudre cristalline ; les commandes à l’échelle du kilogramme sont accompagnées d’un certificat d’analyse du lot. Les références catalogue suivent le schéma fondé sur le numéro CAS NSA-87913-26-6, complété par le conditionnement, par exemple NSA-87913-26-6-10G.
Le bromantane est-il une substance contrôlée en Pologne ?
Il ne figure pas dans la liste polonaise consolidée des substances psychotropes, des stupéfiants et des nouvelles substances psychoactives publiée sous la référence Dz.U. 2024 poz. 1139, vérifiée le 22 août 2026. Ce n’est pas non plus un médicament autorisé en Pologne ou dans l’Union européenne. Le statut juridique diffère d’une juridiction à l’autre et évolue dans le temps ; les acheteurs situés hors de Pologne doivent donc vérifier la situation au regard de la législation qui leur est applicable avant de commander.

17. Sources et vérification de cette page

Une page technique n’est utile que si le lecteur peut savoir d’où provient chaque affirmation. Les règles ci-dessous régissent ce document, et elles sont énoncées afin que toute affirmation qui y figure puisse être vérifiée ou contestée.

Tableau 8. Registre éditorial et de vérification
Champ du documentDescription technique et réglementaire du bromantane fourni en tant que matériau de référence analytique
Dernière révision22 août 2026
Principales sources de donnéesFiche de composé PubChem (NCBI) CID 4660557 ; inventaire des classifications et des étiquetages de l’ECHA ; FDA GSRS (UNII) ; Standard international de l’AMA — Liste des interdictions 2026 ; règlement consolidé du ministère polonais de la Santé Dz.U. 2024 poz. 1139 ; abondances isotopiques IUPAC/CIAAW
Vérification bibliographiqueChaque ouvrage cité a été vérifié par rapport aux métadonnées de PubMed et de Crossref. Chaque DOI a été résolu, et son titre, sa revue, son volume, son numéro et sa pagination enregistrés ont été confirmés par rapport à la citation imprimée ici. Lorsque la page d’accueil d’un éditeur a refusé l’accès à une requête automatisée, le DOI a été confirmé comme enregistré dans Crossref et conservé ; lorsqu’un ouvrage n’a pas de DOI, un identifiant PubMed et un lien sont fournis à la place
Vérification réglementaireL’entrée de l’AMA a été confirmée en récupérant le texte de la Liste des interdictions 2026 et en lisant directement la section S6.A, et non à partir d’un résumé secondaire. L’entrée polonaise a été confirmée en récupérant le règlement consolidé et en y effectuant une recherche ; la présence de substances connues pour y être inscrites a été confirmée par la même recherche avant que l’absence du bromantane ne soit consignée, de sorte qu’une recherche infructueuse ne puisse pas être prise pour un résultat négatif
Règle relative aux valeurs numériquesAucune constante physique n’est imprimée si elle ne figure pas dans un registre nommé faisant autorité ou si elle n’a pas été mesurée pour le lot livré. Lorsqu’aucune valeur publique validée n’existe — point de fusion, point d’ébullition, masse volumique et solubilité aqueuse, en l’occurrence —, cette absence est signalée explicitement plutôt que comblée à partir d’un catalogue commercial secondaire
Règle relative aux allégations biologiquesLes résultats issus de la littérature pharmacologique sont attribués au système expérimental dans lequel ils ont été obtenus (tissu isolé, préparation cellulaire, modèle animal nommé ou étude clinique supervisée d’un médicament). Aucun résultat n’est transposé à cet article de réactif, et aucun effet chez l’homme ne lui est attribué
CorrectionsLes erreurs documentées sont corrigées et la date de révision est mise à jour. Les signalements d’erreurs factuelles, y compris les citations contestées, sont les bienvenus et donnent lieu à une action

Limites énoncées explicitement

Cinq limites méritent d’être nommées plutôt que laissées à la découverte du lecteur.

  1. Les descripteurs calculés sont des prédictions. XLogP3, la surface polaire topologique et la complexité sont des estimations algorithmiques tirées de la structure, et non des mesures de laboratoire, et elles sont signalées comme calculées partout où elles apparaissent. Les affirmations de la section 6 concernant le comportement chromatographique et d’ionisation attendu découlent de ces prédictions et d’un raisonnement chimique général ; ce sont des hypothèses de départ pour le développement de méthode, et non des spécifications, et elles sont signalées comme telles dans le texte.
  2. Les données physico-chimiques expérimentales relatives à cette substance sont pratiquement inexistantes. Il n’existe aucun point de fusion, point d’ébullition, masse volumique ou solubilité publics validés — ce qui est inhabituel pour un composé disposant de trente ans de littérature, et constitue une limite réelle à ce que tout fournisseur peut honnêtement affirmer.
  3. La classification des dangers repose sur deux notifications à l’ECHA. La section 10 explique ce que cela permet et ne permet pas d’affirmer. C’est une base bien plus faible que ne le laisse normalement supposer un tableau SGH.
  4. Un ouvrage cité n’est pas indexé dans PubMed. Le dosage plasmatique par chromatographie liquide–spectrométrie de masse en tandem [13] paraît dans une revue d’un éditeur dont les normes éditoriales ont été mises en question dans la littérature consacrée à l’édition scientifique. Il est cité parce que son DOI est enregistré et vérifiable et parce que c’est la seule méthode bioanalytique dédiée au bromantane trouvée au cours de cette revue ; les lecteurs doivent lui accorder un poids en conséquence, et il est signalé ici plutôt que discrètement mêlé aux sources à comité de lecture.
  5. La littérature pharmacologique et clinique est très majoritairement en langue russe, géographiquement concentrée et en grande partie non reproduite en dehors des établissements d’origine. Les sections 12 et 13 le signalent à l’endroit voulu, et c’est pourquoi toutes deux se terminent sur une affirmation nuancée plutôt que sur une conclusion.

Pas encore sur cette page

Cette page ne comporte pas encore d’auteur nommé dont les qualifications professionnelles seraient indiquées, de relecteur technique nommé ni de données de laboratoire produites en interne pour un lot donné — aucun chromatogramme, aucun spectre, aucune donnée de rétention mesurée par nos soins. Ce sont de réelles lacunes dans les éléments de preuve qu’un lecteur pourrait raisonnablement attendre, signalées ici parce qu’une page qui énonce des règles de vérification doit d’abord se les appliquer à elle-même.

18. Références

Les citations suivent la convention auteur–date de Chicago. Tous les liens externes portent rel="nofollow". L’accès aux textes intégraux est régi par les politiques des éditeurs respectifs.

Sources : registres, textes réglementaires et données de référence

  1. National Center for Biotechnology Information. 2026. "PubChem Compound Summary for CID 4660557, Bromantane." PubChem. Accessed August 22, 2026. https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/4660557.
  2. World Anti-Doping Agency. 2025. World Anti-Doping Code International Standard: Prohibited List 2026. En vigueur à compter du 1er janvier 2026. Bromantan inscrit dans la classe S6.A, Stimulants non spécifiés, page 15. https://www.wada-ama.org/en/prohibited-list.
  3. European Chemicals Agency. 2026. "Classification and Labelling Inventory: Aggregated Notifications for Bromantane, EC 687-739-8." Accessed August 22, 2026. https://echa.europa.eu/information-on-chemicals/cl-inventory-database.
  4. U.S. Food and Drug Administration. 2026. "Global Substance Registration System: UNII N1ILS53XWK, Bromantane." Accessed August 22, 2026. https://gsrs.ncats.nih.gov/ginas/app/beta/substances/N1ILS53XWK.
  5. U.S. Drug Enforcement Administration. 2020. "National Forensic Laboratory Information System: Drug Category — Stimulants; Bromantane, added December 2020." Annotation reproduced in the PubChem record for CID 4660557.
  6. Minister Zdrowia. 2024. Obwieszczenie Ministra Zdrowia z dnia 17 czerwca 2024 r. w sprawie ogłoszenia jednolitego tekstu rozporządzenia Ministra Zdrowia w sprawie wykazu substancji psychotropowych, środków odurzających oraz nowych substancji psychoaktywnych. Dziennik Ustaw 2024, poz. 1139. https://eli.gov.pl/eli/DU/2024/1139.
  7. Commission on Isotopic Abundances and Atomic Weights (IUPAC). "Isotopic Compositions of the Elements: Bromine." Consulté le 22 août 2026. https://www.ciaaw.org/bromine.htm.

Synthèse, physico-chimie et méthodologie analytique

  1. Kolesnikov, P. N., N. Z. Yagafarov, D. L. Usanov, V. I. Maleev, and D. Chusov. 2015. "Ruthenium-Catalyzed Reductive Amination without an External Hydrogen Source." Organic Letters 17 (2) : 173–175. https://doi.org/10.1021/ol503595m.
  2. McArthur, G., J. H. Docherty, M. Hareram, M. Simonetti, I. J. Vitorica-Yrezabal, J. J. Douglas, and I. Larrosa. 2024. "An Air- and Moisture-Stable Ruthenium Precatalyst for Diverse Reactivity." Nature Chemistry 16 (7) : 1141–1150. https://doi.org/10.1038/s41557-024-01481-5.
  3. Novakov, I. A., A. S. Yablokov, A. N. Vernigora, B. S. Orlinson, M. B. Navrotskii, and S. V. Voloboev. 2017. "Reaction of Adamantan-2-amine and (Adamantan-1-yl)methylamine with Methyl 2-(4-allyl-2-methoxyphenoxy)acetate." Russian Chemical Bulletin 66 (9) : 1597–1600. https://doi.org/10.1007/s11172-017-1929-y.
  4. Perlovich, G. L., and T. V. Volkova. 2020. "Interrelation of Thermodynamic Sublimation Characteristics with Crystal Structure: Adamantane and Memantine Derivatives of Sulfonamide Molecular Crystals." CrystEngComm 22 (15) : 2573–2584. https://doi.org/10.1039/d0ce00108b.
  5. Burnat, P., A. Payen, C. Le Brumant-Payen, M. Hugon, and F. Ceppa. 1997. "Bromontan, a New Doping Agent." The Lancet 350 (9082) : 963–964. https://doi.org/10.1016/s0140-6736(05)63310-7.
  6. Miroshnichenko, I. I. 2013. "A Rapid and Sensitive LC–MS/MS Assay for the Quantitation of Bromantane in Human Plasma." Journal of Sports Medicine & Doping Studies 3: 120. https://doi.org/10.4172/2161-0673.1000120. (Non indexé dans PubMed ; voir la section 17.)
  7. Thomas, A., and M. Thevis. 2022. "Stereoisomers in Sports Drug Testing: Analytical Strategies and Applications." Journal of Chromatography A 1674: 463154. https://doi.org/10.1016/j.chroma.2022.463154.
  8. Krug, O., S. Guddat, C. Görgens, K. Walpurgis, F. Toma, A. Thomas, and M. Thevis. 2026. "Investigations into the Metabolism and Elimination of Flmodafinil and Fladrafinil for Sports Drug Testing Purposes." Drug Testing and Analysis 18 (8) : 1076–1087. https://doi.org/10.1002/dta.70100.

Pharmacologie préclinique et toxicologie

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  2. Kudrin, V. S., S. A. Sergeeva, L. M. Krasnykh, I. I. Miroshnichenko, K. S. Raevskii, and I. S. Morozov. 1995. "[The Effect of Bromantane on the Dopamin- and Serotoninergic Systems of the Rat Brain]." Eksperimental'naia i Klinicheskaia Farmakologiia 58 (4) : 8–11. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7580761/.
  3. Grekhova, T. V., R. R. Gaĭnetdinov, T. D. Sotnikova, V. S. Kudrin, I. S. Morozov, and K. S. Raevskii. 1995. "[The Effect of Bromantane, a New Immunostimulant with Psychostimulating Action, on Release and Metabolism of Dopamine in the Dorsal Striatum of Freely Moving Rats: A Microdialysis Study]." Biulleten' Eksperimental'noi Biologii i Meditsiny 119 (3) : 302–304. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7795203/.
  4. Sergeeva, S. A., S. V. Krapivin, A. S. Losev, and I. S. Morozov. 1995. "Correlations between the Pharmacokinetics and Dynamics of Pharmacological Effects of Bromantane." Bulletin of Experimental Biology and Medicine 119 (3) : 297–300. https://doi.org/10.1007/bf02445841.
  5. Krapivin, S. V., S. A. Sergeeva, and I. S. Morozov. 1998. "[Comparative Analysis of Effects of Adapromine, Midantan, and Bromantane on the Bioelectric Activity of the Rat Brain]." Biulleten' Eksperimental'noi Biologii i Meditsiny 125 (2) : 175–179. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9559131/.
  6. Morozov, I. S., G. S. Pukhova, N. A. Avdulov, S. A. Sergeeva, I. A. Spasov, and V. V. Iznak. 1999. "[The Mechanisms of the Neurotropic Action of Bromantan]." Eksperimental'naia i Klinicheskaia Farmakologiia 62 (1) : 11–14. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10198757/.
  7. Mikhaylova, M., J. V. Vakhitova, R. S. Yamidanov, M. Kh. Salimgareeva, S. B. Seredenin, and T. Behnisch. 2007. "The Effects of Ladasten on Dopaminergic Neurotransmission and Hippocampal Synaptic Plasticity in Rats." Neuropharmacology 53 (5) : 601–608. https://doi.org/10.1016/j.neuropharm.2007.07.001.
  8. Vakhitova, Iu. V., S. V. Sadovnikov, R. S. Iamidanov, and S. B. Seredenin. 2006. "[Cytosine Demethylation in the Tyrosine Hydroxylase Gene Promoter in the Hypothalamus Cells of the Rat Brain under the Action of an Aminoadamantane Derivative Ladasten]." Genetika 42 (7) : 968–975. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16915929/.
  9. Yamidanov, R. S., M. Kh. Salimgareeva, S. V. Sadovnikov, Yu. V. Vakhitova, V. M. Govorun, and S. B. Seredenin. 2010. "Proteomic Analysis and Identification of Ladasten Target Proteins in Rat Brain." Bulletin of Experimental Biology and Medicine 149 (6) : 775–778. https://doi.org/10.1007/s10517-010-1050-9.
  10. Salimgareeva, M. Kh., Yu. V. Vakhitova, R. S. Yamidanov, S. V. Sadovnikov, and S. B. Seredenin. 2009. "Changes in CREB (Ser133) Content and DNA-Binding Activity of Transcriptional Factors in Rat Brain Cells against the Background of Ladasten Exposure." Bulletin of Experimental Biology and Medicine 147 (5) : 599–602. https://doi.org/10.1007/s10517-009-0573-4.
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