N-(4-bromophényl)adamantan-2-amine, fournie sous forme de solide cristallin sec pour les travaux chromatographiques et de spectrométrie de masse portant sur l’identité, la pureté et l’aptitude du système. Réactif de laboratoire et matériau de référence analytique uniquement — non destiné à la consommation humaine ou animale ; il ne s’agit pas d’un médicament, d’une denrée alimentaire, d’un complément ou d’un produit cosmétique, et il n’est destiné à aucune utilisation liée à la compétition sportive.
Les commandes à l’échelle du kilogramme sont expédiées avec un certificat d’analyse du lot indiquant le dosage, la teneur en eau, les substances apparentées et les solvants résiduels. Les données de registre complètes, les descripteurs calculés, la classification des dangers, la situation réglementaire par juridiction, les règles d’approvisionnement et 41 références citées sont présentés ci-dessous.
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Classification du produit — à lire avant de commander. Cet article est un réactif chimique et matériau de référence analytique. Il n’est pas un médicament, un complément alimentaire, une denrée alimentaire, un aliment pour animaux, un nouvel aliment ou un produit cosmétique, et il est non destiné à la consommation humaine ou animale ni à une quelconque administration in vivo. Il est fourni exclusivement aux laboratoires, aux établissements de recherche et aux utilisateurs professionnels pour des travaux in vitro d’analyse, de chromatographie et de développement de méthode. Les résultats scientifiques résumés sur cette page décrivent des substances étudiées dans des travaux de recherche publiés, en laboratoire et en clinique ; ils sont rapportés ici en tant que faits bibliographiques relatifs à cette littérature et ne constituent pas des allégations relatives au produit, des indications posologiques ou une recommandation d’un quelconque usage de ce réactif.
Note relative au contrôle antidopage. Le bromantan figure nommément à la section S6.A, non-Specified Stimulants, de la Liste des interdictions 2026 de l’Agence mondiale antidopage, et il est interdit in-competition [2]. Cette page mentionne ce fait parce qu’il constitue la principale raison pour laquelle un laboratoire accrédité a besoin d’un matériau de référence caractérisé pour cette substance. Il ne s’agit pas d’une invitation à utiliser ce matériau de quelque autre manière, et toute utilisation de ce type sort du cadre des conditions de fourniture énoncées à la section 15.
Le bromantane est la dénomination du WHO Drug Dictionary pour la N-(4-bromophényl)adamantan-2-amine, une amine aromatique secondaire dans laquelle une cage adamantane diamondoïde est liée par l’intermédiaire de l’azote à un cycle benzénique bromé en para [1]. Elle appartient à la famille pharmacophore de l’adamantane, qui comprend également l’amantadine, la rimantadine et la mémantine, mais elle se distingue de ces trois composés d’une manière qui compte sur le plan analytique : l’azote est fixé sur le pontant carbone C-2 de la cage plutôt que sur une tête de pont, et il s’agit d’une aryleamine plutôt que d’une alkylamine. Ces deux caractéristiques distinguent sa polarité, sa basicité et son comportement chromatographique de ceux du reste de la famille.
Il n’y en a aucune au niveau de la substance : les trois noms désignent la même molécule, CAS 87913-26-6. Bromantane est la forme du WHO Drug Dictionary et celle qui est employée tout au long de cette page. Bromantan (ainsi que l’ancienne translittération bromontan) est la forme sous laquelle le composé apparaît dans la littérature de langue russe et, notamment, dans la Liste des interdictions de l’AMA, qui orthographie l’entrée "Bromantan" [2]. Ladasten est un nom commercial : celui du médicament autorisé et commercialisé dans la Fédération de Russie. Une recherche sur l’un quelconque des trois noms doit aboutir à cette fiche ; un inventaire de laboratoire doit porter le numéro CAS plutôt que l’un de ces noms.
Tous les identifiants ci-dessous proviennent d’un registre public faisant autorité [1][4], de sorte qu’un laboratoire destinataire peut rapprocher le matériau de son propre système d’inventaire sans ambiguïté.
| Dénomination du WHO Drug Dictionary | bromantane |
|---|---|
| Nom IUPAC | N-(4-bromophényl)adamantan-2-amine |
| Nom d’index CAS | Tricyclo[3.3.1.13,7]decan-2-amine, N-(4-bromophényl)- |
| Synonymes courants | bromantan ; bromontan ; Ladasten ; N-(2-adamantyl)-N-(4-bromophenyl)amine; 2-bromophenyl-1-amino adamantane |
| Numéro CAS | 87913-26-6 |
| Numéro CAS remplacé | 138308-72-2 — obsolète ; ne pas utiliser dans les nouveaux enregistrements |
| Numéro CE | 687-739-8 |
| UNII (FDA GSRS) | N1ILS53XWK |
| PubChem CID | 4660557 |
| Identifiant ChEMBL | CHEMBL4303520 |
| DSSTox Substance ID | DTXSID40405333 |
| Code NCI Thesaurus | C221880 |
| Numéro Nikkaji | J1.013.532J |
| Numéro MDL | MFCD02101627 |
| Formule brute | C16H20BrN |
| Masse moléculaire moyenne | 306,24 g·mol−1 |
| Masse monoisotopique | 305,07791 Da (79Br, isotopologue) |
| InChIKey | LWJALJDRFBXHKX-UHFFFAOYSA-N |
| InChI | InChI=1S/C16H20BrN/c17-14-1-3-15(4-2-14)18-16-12-6-10-5-11(8-12)9-13(16)7-10/h1-4,10-13,16,18H,5-9H2 |
| SMILES | C1C2CC3CC1CC(C2)C3NC4=CC=C(C=C4)Br |
Deux entrées de ce tableau provoquent régulièrement des échecs de rapprochement. Le numéro CAS remplacé 138308-72-2 circule encore dans d’anciens catalogues et des bases de données secondaires ; il désigne cette même substance mais n’est plus en vigueur, et une fiche fondée sur lui ne correspondra pas à une recherche dans un registre actuel. Quant à l’InChIKey, elle LWJALJDRFBXHKX-UHFFFAOYSA-N se termine par UHFFFAOYSA, le marqueur standard d’une structure ne comportant absolument aucune couche stéréochimique — non pas une omission dans la fiche, mais l’affirmation positive qu’il n’y a rien à spécifier. La section 4 explique pourquoi, et pourquoi cela simplifie considérablement le travail analytique.
Trois régions structurales gouvernent chacune un aspect différent de son comportement au laboratoire. La cage adamantane est un hydrocarbure en C10 rigide, saturé, presque sphérique, sans aucune liberté conformationnelle : il n’apporte que du volume et de la lipophilie, rien d’autre — aucune liaison hydrogène, aucun groupe ionisable, aucune liaison rotative — ce qui explique pourquoi la molécule entière ne compte que deux liaisons rotatives malgré dix-huit atomes lourds. Le pont arylamine secondaire, C-2–NH–C-1′, est la seule fonction polaire et le seul donneur de liaison hydrogène ; comme le doublet non liant de l’azote est conjugué au cycle et que le brome en para retire encore de la densité électronique, cet azote est de type aniline plutôt que de type alkylamine, ce qui fait du bromantane une base bien plus faible que les adamantanes alkylaminés à côté desquels il est souvent rangé. Le cycle 4-bromophényle fournit à la fois le chromophore ultraviolet qui rend la détection HPLC-UV simple et l’atome de brome dont la signature isotopique rend la confirmation par spectrométrie de masse exceptionnellement aisée.
La comparaison la plus instructive est celle que l’on peut faire avec son analogue chloré, proposé ici sous le nom de chlodantane. La relation n’est pas un échange d’halogène,. Le Chlodantane est le N-(2-adamantyl)-4-chlorobenzamide : un carbonyle s’intercale entre l’azote et le cycle, de sorte que son pont est un amide et non l’amine aromatique présente ici, et la molécule porte un carbone et un oxygène supplémentaires. Sa masse est néanmoins inférieure — 289,80 contre 306,24 — parce que le chlore est plus léger que le brome d’environ 45 Da. La cage adamantane et un halogénure d’aryle sont réellement communs ; le pont ne l’est pas. C’est précisément la situation dans laquelle une méthode doit démontrer qu’elle sépare deux espèces apparentées plutôt que de simplement détecter l’une d’elles. Les identifiants de ce matériau figurent sur sa propre page produit.
Deux autres comparaisons sont utiles pour des raisons différentes. Modafinil et flmodafinil ne partagent rien de la chimie du bromantane — ce sont des diphénylméthylsulfinylacétamides — mais ils figurent sur la même liste S6.A [2], de sorte qu’un laboratoire qui met au point un criblage des stimulants a souvent besoin des trois sur la même étagère. Le modafinil, contrairement au bromantane, est chiral au niveau du soufre, ce qui fait de ce couple un contraste didactique naturel entre une substance qui nécessite une méthode chirale et une substance qui ne peut pas en nécessiter.
Le L’étalon de référence d’oxiracétam se situe au pôle opposé de la gamme de polarité de ce catalogue : logP calculé d’environ −2,2 contre +5 pour le bromantane. Un couple d’étalons aussi éloignés est un moyen commode d’encadrer le domaine de travail d’une méthode en gradient lors de la mise au point de l’aptitude du système.
Les valeurs du tableau 2 sont calculé à partir de la structure par les algorithmes de la chaîne de traitement PubChem [1]. Ce sont des prédictions, et non des mesures, et elles sont signalées comme telles tout au long de cette page. Leur intérêt tient à ce qu’elles sont reproductibles, qu’elles dérivent d’une structure elle-même dépourvue d’ambiguïté et qu’elles prédisent le comportement au laboratoire suffisamment bien pour concevoir une première expérience.
| XLogP3-AA | 5,0 |
|---|---|
| Surface polaire topologique | 12 Å2 |
| Donneurs de liaisons hydrogène | 1 |
| Accepteurs de liaisons hydrogène | 1 |
| Liaisons à libre rotation | 2 |
| Atomes lourds | 18 |
| Charge formelle | 0 |
| Complexité (Cactvs) | 280 |
| Stéréocentres atomiques définis / non définis | 0 / 0 |
| Stéréocentres de liaison définis / non définis | 0 / 0 |
| Unités liées par covalence | 1 |
| Nombre d’atomes isotopiques | 0 |
La masse moléculaire est de 306,24 g·mol−1 pour la formule C16H20BrN, avec une masse monoisotopique de 305,07791 Da pour l’isotopologue 79Br [1]. Les autres descripteurs importent moins en tant que nombres qu’en tant que prédictions :
Un logP calculé de 5,0 associé à une surface polaire de 12 Å2 décrit un solide fortement lipophile, essentiellement apolaire. Sur une colonne C18 classique, cela prédit une forte rétention : une phase mobile contenant environ soixante-dix pour cent de modificateur organique ou davantage constitue un point de départ rationnel, et une méthode isocratique conçue pour des analytes polaires n’éluera tout simplement pas ce composé dans un délai exploitable. Cela prédit également que le matériau sera pratiquement insoluble dans l’eau et facilement soluble dans le méthanol, l’acétonitrile, l’acétone et les solvants chlorés — et c’est ainsi que les solutions mères doivent être préparées.
Deux liaisons à libre rotation, c’est un nombre remarquablement faible pour une molécule de dix-huit atomes lourds. La cage n’en apporte aucune, et la seule liberté réside dans la rotation autour des deux liaisons situées de part et d’autre de l’azote. Les analytes conformationnellement rigides donnent des pics étroits et symétriques et une rétention reproductible, et ils sont moins sujets à la déformation des pics dépendante de la température que peuvent présenter les molécules flexibles.
Un donneur et un accepteur, appartenant tous deux au même azote : le principal risque pour la forme des pics est donc l’interaction avec les silanols plutôt que la rétention ionique. Une phase stationnaire de silice de haute pureté, désactivée par greffage terminal, est le choix par défaut raisonnable, et une traînée qui persiste sur une telle phase met en cause la colonne plutôt que l’échantillon.
L’absence de toute charge formelle et de tout centre fortement basique est le descripteur dont la conséquence pratique est la plus importante, et elle est facile à négliger. La conjugaison du doublet non liant de l’azote avec le cycle, renforcée par le brome en para, fait de cet azote un azote de type aniline plutôt que de type alkylamine. Les chimistes qui abordent le bromantane en s’attendant au comportement de l’amantadine ou de la mémantine — des amines aliphatiques facilement protonées, qui s’ionisent nettement en électronébulisation positive — constateront qu’il ne s’y conforme pas. Lorsque la réponse en électronébulisation se révèle faible, l’ionisation chimique à pression atmosphérique est l’alternative classique pour les analytes neutres et lipophiles de cette classe. Il s’agit d’une déduction tirée de la structure et non d’un résultat mesuré, proposée comme hypothèse de départ pour le développement de méthode, et non comme spécification.
Une complexité de 280 avec zéro stéréocentre est la signature d’une molécule topologiquement complexe mais stéréochimiquement triviale. Cette combinaison est inhabituelle et mérite d’être énoncée clairement, car elle signifie que tout l’appareil du développement de méthodes chirales — spécification de la pureté énantiomérique, criblage de colonnes chirales, limites d’impuretés énantiomériques — n’est tout simplement pas applicable ici. La section 4 en expose les raisons.
Le bromantane ne possède aucun stéréocentre. La fiche PubChem indique zéro stéréocentre atomique défini et zéro non défini, ainsi que zéro stéréocentre de liaison défini et zéro non défini [1], et l’InChIKey standard ne comporte aucune couche stéréochimique.
Ce point mérite une section à part, car la structure semble, au premier coup d’œil, devoir être chirale : le carbone C-2 porte un hydrogène, l’azote arylamino et deux liaisons de cycle qui s’enfoncent dans la cage. La raison pour laquelle il est néanmoins achiral relève d’un argument de symétrie plutôt que de dénombrement. Les deux chemins de cycle qui partent de tout carbone de type C-2 de l’adamantane sont reliés par un plan miroir de la cage — faire le tour de la cage dans un sens ou dans l’autre revient à parcourir des chemins constitutionnellement et spatialement identiques. Deux des quatre substituants de ce carbone sont donc identiques, de sorte qu’il ne s’agit pas d’un centre stéréogène, et la molécule conserve ce plan miroir et est superposable à son image dans un miroir. La figure 1 repère les carbones de tête de pont 1 et 3 qui l’encadrent précisément parce qu’ils forment la paire échangée par le plan miroir.
Ce que cela signifie pour l’analyste. Il n’y a aucune impureté énantiomérique à spécifier, aucune méthode chirale à valider et aucun rapport énantiomérique à indiquer sur le certificat d’analyse. Une seule méthode HPLC ou CPG achirale caractérise entièrement ce matériau. À l’inverse, cet article ne peut pas servir à qualifier une séparation chirale — il n’a pas d’énantiomères à résoudre et donnera un seul pic sur n’importe quelle colonne chirale. À cette fin, il faut un racémique possédant un véritable stéréocentre, tel que l’ étalon d’oxiracétam racémique.
La question n’est pas théorique. Les revues consacrées au traitement des stéréoisomères dans le contrôle antidopage relèvent qu’une grande partie des analytes pertinents pour le dopage sont chiraux et nécessitent un traitement énantiosélectif [14]. Le bromantane fait partie de ceux qui n’en nécessitent pas, et savoir de quel côté de cette ligne se situe une substance avant le début du développement de méthode épargne un criblage de colonnes qui n’aurait jamais pu donner de résultat.
Une lacune des données publiques, signalée plutôt que comblée. Les registres publics faisant autorité ne publient pas actuellement de point de fusion, de point d’ébullition, de masse volumique, d’indice de réfraction, de pression de vapeur ni de solubilité aqueuse expérimentaux validés pour le bromantane [1]. La fiche PubChem de ce composé contient des propriétés calculées et aucune section de propriétés expérimentales. Cette page n’indique donc aucune valeur de ce type. Des valeurs de ces constantes circulent dans des catalogues commerciaux ; elles ne sont rattachées à aucune mesure identifiée et ne sont pas reproduites ici. Lorsqu’un mode opératoire exige une constante physique, utilisez la valeur mesurée pour le lot livré et indiquée sur son certificat d’analyse.
Ce que l’on peut dire de l’état solide découle de la structure et du comportement de la classe des adamantanes en général, et est présenté ici comme un raisonnement plutôt que comme une mesure. Les dérivés de l’adamantane sont connus pour leurs enthalpies de sublimation élevées et leurs cristaux moléculaires exceptionnellement ordonnés ; une étude thermodynamique systématique de dérivés de l’adamantane et de la mémantine a montré que l’empilement cristallin détermine principalement les caractéristiques de sublimation de cette famille [11]. La cage quasi sphérique s’empile efficacement et le désordre rotationnel à l’état solide est fréquent. En pratique, les solides contenant de l’adamantane peuvent présenter une sublimation mesurable lors d’un stockage prolongé à l’air libre ou sous vide, et un flacon ouvert et chaud est une voie lente vers l’erreur gravimétrique.
Contrairement aux racétams polaires, le bromantane ne présente aucun risque d’hygroscopicité notable. Avec un seul donneur NH, une surface polaire de 12 Å2 et une cage hydrocarbonée occupant l’essentiel de la surface moléculaire, l’eau atmosphérique n’a rien à quoi se lier. Une prise en masse d’un échantillon de bromantane ne résulte pas d’une absorption d’humidité et doit être examinée comme un phénomène d’une autre nature.
Aucun des deux n’est publié sous une forme validée, et cette page n’indique de valeur ni pour l’un ni pour l’autre — voir la note ci-dessus. Il en va de même pour le point d’ébullition, la masse volumique et l’indice de réfraction. Si un mode opératoire nécessite une constante physique, prenez-la dans le certificat d’analyse du lot plutôt que dans une fiche de catalogue.
La lipophilie calculée dicte la démarche. Le méthanol et l’acétonitrile sont les solvants primaires appropriés pour les solutions mères chromatographiques ; l’acétone, le dichlorométhane et le diméthylsulfoxyde dissolvent facilement le composé lorsqu’un autre milieu est nécessaire. L’eau n’est utilisable à aucune concentration d’intérêt pratique, et la dilution aqueuse d’une solution mère organique concentrée est le moyen classique de faire précipiter un analyte lipophile dans le flacon de l’injecteur automatique : maintenez la fraction organique de toute dilution de travail suffisamment élevée pour que l’analyte reste en solution. Comme il n’existe aucune valeur de solubilité certifiée, déterminez la concentration de travail pour le lot concerné plutôt que d’en reprendre une — pesez, dissolvez, vérifiez par rapport à une réponse UV et consignez le résultat.
Un étalon de référence mérite sa place sur une étagère en répondant à une question à laquelle on ne peut répondre sans lui. Le bromantane répond à quatre questions, et ce sont la deuxième et la troisième qui justifient de détenir cette substance en stock plutôt que de simplement la référencer.
Le cycle 4-bromophényle est un chromophore ultraviolet efficace, ce qui fait de l’HPLC classique en phase inverse avec détection à barrette de diodes la première méthode naturelle pour ce composé. Le rôle de l’étalon est ici le rôle habituel : établir le temps de rétention dans les conditions propres au laboratoire, enregistrer le spectre pour la comparaison avec une bibliothèque et fournir le pic par rapport auquel la pureté de l’échantillon est normalisée.
Le logP calculé de 5,0 fixe le cadre pratique : une phase mobile riche en solvant organique, une longue rétention avec toute méthode conçue pour des analytes polaires, et une élution en gradient généralement plus commode qu’une élution isocratique. Comme il n’existe aucun centre ionisable significatif, le pH de la phase mobile n’a qu’une faible influence sur la rétention — ce qui est utile, puisque cela supprime une source fréquente de dérive interlaboratoires.
C’est l’argument technique le plus fort en faveur de la détention d’un étalon de bromantane caractérisé.
Le brome existe à l’état naturel sous la forme de deux isotopes stables en proportions presque égales : 79Br à 50,69% et 81Br à 49,31% [7]. Une molécule contenant exactement un atome de brome produit donc un massif d’ion moléculaire comportant deux pics de hauteur presque égale, séparés de deux unités de masse. Pour le bromantane, la masse monoisotopique est de 305,07791 Da pour l’isotopologue 79Br [1] ; l’isotopologue 81Br se situe 1,99795 Da plus haut, à environ 307,076 Da, ce qui donne un doublet M/M+2 aux valeurs nominales m/z 305 et 307 dans un rapport proche de 1:0,97.
Ce profil est presque impossible à confondre. La plupart des molécules organiques présentes dans un bruit de fond chromatographique produisent un ion moléculaire accompagné d’un petit épaulement M+1 dû au carbone 13, et rien en M+2. Une paire de pics presque égaux séparés de deux unités est l’empreinte classique d’un composé monobromé, et elle subsiste en GC-MS à ionisation électronique, en LC-MS à ionisation douce et dans les ions fragments qui conservent l’atome de brome.
Pourquoi cela compte en pratique. La confirmation par le profil isotopique est l’un des très rares contrôles d’identité qui ne coûtent rien de plus : elle est obtenue gratuitement avec toute acquisition en balayage complet, ne nécessite aucune injection supplémentaire, aucune seconde colonne ni aucune dérivatisation, et elle est largement indépendante de la matrice. Ce qu’apporte un étalon de référence, c’est l’étalonnage de cette attente — le rapport mesuré et sa tolérance sur l’instrument propre au laboratoire, dans sa propre matrice, à sa propre résolution. Une fois ces données consignées, un rapport M/M+2 hors tolérance devient la preuve d’une interférence coéluée plutôt qu’une curiosité.
Le bromantan figure nommément à la section S6.A de la Liste des interdictions 2026 de l’AMA, parmi les stimulants non spécifiés, et il est interdit en compétition [2]. La substance a un historique documenté dans ce contexte précis : sa première apparition dans le contrôle antidopage international a été rapportée dans The Lancet en 1997 par Burnat et ses collègues du laboratoire d’analyses des armées françaises, sous la translittération bromontan, comme un agent alors peu connu détecté dans des échantillons d’athlètes [12].
C’est cet historique qui rend un étalon caractérisé nécessaire et non facultatif. Les laboratoires qui travaillent selon la norme ISO/IEC 17025 et le Standard international pour les laboratoires de l’AMA doivent démontrer que leur procédure d’analyse initiale détecte chaque substance inscrite avec la sensibilité requise et que leur procédure de confirmation l’identifie sans ambiguïté — aucune de ces deux affirmations ne peut être faite pour une substance que le laboratoire n’a jamais eue sous forme pure. Un étalon de référence permet :
Un dosage spécifique du bromantane dans le plasma humain par chromatographie liquide–spectrométrie de masse en tandem a été publié [13], et des revues consacrées au criblage multicible des stimulants décrivent le cadre dans lequel un tel analyte s’insère [14]. La rapidité avec laquelle ce cadre doit intégrer de nouvelles entrées est visible chez les analogues voisins : le flmodafinil et le fladrafinil figurent également à la section S6.A de la liste 2026 [2], et leur métabolisme et leur élimination ont été caractérisés à des fins de contrôle antidopage au cours de la même période [15]. La littérature méthodologique propre au bromantane reste néanmoins mince, ce qui est dit ici plutôt que passé sous silence ; la section 17 revient sur ce point.
| Propriété | Bromantane | Chlodantane | Modafinil | Amantadine |
|---|---|---|---|---|
| Noyau | adamantan-2-yl | adamantan-2-yl | diphénylméthylsulfinyle | adamantan-1-yl |
| Formule et masse | C16H20BrN, 306,24 | C17H20ClNO, 289,80 | C15H15NON2S, 273.35 | C10H17N, 151.25 |
| Type d’azote | amine aromatique (de type aniline) | amide (benzamide) | amide | alkylamine (basique) |
| Profil isotopique des halogènes | Br : ~1:1 M/M+2 | Cl : ~3:1 M/M+2 | aucune | aucune |
| Stéréocentre | aucune — achiral | aucune | un, au niveau du soufre | aucune |
| Méthode chirale nécessaire | aucun | aucun | oui | aucun |
| Statut AMA 2026 | S6.A, en compétition [2] | non mentionné nommément | S6.A, en compétition [2] | non inscrit |
| Dans ce catalogue | cette page | chlodantane | modafinil | — |
L’amantadine figure uniquement à titre de point de comparaison ; elle n’est pas proposée ici. La ligne qui compte en pratique est celle du profil isotopique, car c’est la seule propriété qui distingue ces matériaux sans aucune chromatographie.
Une revendication de sélectivité n’a de sens que vis-à-vis d’une alternative nommée. Le voisin le plus proche est le composé chloré correspondant, chlodantane, qui partage la cage adamantane et l’halogénure d’aryle, mais pas le pont : le chlodantane est un amide, NH–C(=O)–Ar, là où le bromantane est une amine aromatique. La différence est lisible sur le plan analytique de trois manières indépendantes : la masse moléculaire tombe à 289,80, un carbonyle d’amide apparaît vers 1630–1650 cm−1 en infrarouge et vers 166–167 ppm en RMN du 13C, et le profil isotopique de l’halogène change entièrement de nature — pour le chlore, le 35Cl et 37Cl sont présents dans un rapport d’environ 3:1, et non proche de 1:1 comme pour le brome [7]. Une méthode qui sépare les deux et les attribue correctement est une méthode dont on a démontré qu’elle fait quelque chose, et cette démonstration exige les deux matériaux sous forme authentifiée.
La famille plus large compte aussi. Les dérivés de l’adamantane reviennent dans toute la pharmacologie — l’amantadine, la rimantadine et la mémantine sont les plus connus — et les voies de synthèse des adamantanamines 2-substituées sont bien établies, y compris une chimie d’amination réductrice développée en pensant à ce squelette [8][9][10]. Lorsqu’un laboratoire recherche la classe plutôt qu’un seul de ses membres, un représentant caractérisé du sous-groupe 2-aryl-substitué constitue le témoin positif approprié.
Les travaux d’aptitude du système tirent profit d’étalons qui encadrent le domaine de travail d’une méthode plutôt que de se regrouper en son milieu. Avec un logP calculé de 5,0, le bromantane se situe près de l’extrême lipophile de ce catalogue ; à l’inverse, un étalon d’oxiracétam situé vers −2,2 se trouve près de l’extrême polaire, avec aniracétam et noopept entre les deux. Un gradient qui retient et sépare l’ensemble a démontré son efficacité sur plus de sept unités logarithmiques de coefficient de partage — une affirmation bien plus forte sur une méthode que n’importe quel résultat obtenu avec un seul analyte.
Les spectres de tiers déposés pour cette fiche de composé sont énumérés ci-dessous avec leur attribution. Ils sont la propriété des déposants nommés et sont cités afin qu’un laboratoire puisse trouver un spectre de comparaison provenant d’une source indépendante. Ce ne sont pas les spectres du lot fourni ; les données du lot figurent sur le certificat d’analyse.
| Technique | Déposant et attribution | Notes |
|---|---|---|
| ATR-IR (ATR-neat) | Forensic Spectral Research ; échantillon fourni par Cayman Chemical Company, numéro de catalogue 24688, lot 0531437-9. Copyright John Wiley & Sons, Inc. | Instrument enregistré : Bio-Rad FTS. Seul spectre déposé dont la provenance de l’échantillon est indiquée jusqu’au numéro de lot |
| GC-MS | DigiLab GmbH ; copyright DigiLab GmbH et Wiley-VCH GmbH | Spectre de référence en ionisation électronique ; source dans laquelle le doublet M/M+2 du brome décrit à la section 6.2 est directement visible |
| 13C RMN | Copyright John Wiley & Sons, Inc. | Spectre du carbone à une dimension |
Deux absences méritent d’être signalées explicitement. Aucun spectre de RMN 1H et aucun spectre ultraviolet n’ont été déposés dans cette fiche [1]. Un laboratoire qui a besoin de l’un ou de l’autre doit l’acquérir, et le matériau du lot convient précisément à cet usage. Signaler cette lacune est plus utile que de laisser supposer une exhaustivité que la fiche ne possède pas.
Les commandes à l’échelle du kilogramme sont accompagnées d’un certificat d’analyse propre au lot. C’est le certificat, et non cette page, qui fait foi pour toute valeur numérique utilisée dans un mode opératoire.
| Paramètre | Méthode | Spécification |
|---|---|---|
| Identité — chromatographique | HPLC, rétention par rapport à la référence | Conforme |
| Identité — spectroscopique | IR et/ou SM, comparaison avec un spectre de référence | Conforme ; doublet M/M+2 compatible avec un atome de brome |
| Dosage | HPLC, normalisation des aires | ≥99,75% |
| Substances apparentées | HPLC, normalisation des aires | Valeur du lot indiquée |
| Solvants résiduels | CPG en espace de tête | Valeur du lot indiquée |
| Teneur en eau | titrage de Karl Fischer | Valeur du lot indiquée |
| Aspect | Visuel | Poudre cristalline |
| Pureté énantiomérique | — | Sans objet — la substance est achirale (section 4) |
La présentation du certificat, les paramètres indiqués et la méthode mentionnée pour chacun d’eux peuvent être examinés à l’avance sur le spécimen de certificat d’analyse. Les laboratoires soumis à une exigence de maîtrise documentaire souhaitent généralement voir ce format avant de commander plutôt qu’après.
Portée de la spécification, énoncée clairement. Le matériau est fourni en tant qu’étalon de référence analytique ; les commandes à l’échelle du kilogramme sont accompagnées d’un certificat d’analyse du lot. Il ne s’agit pas d’un matériau de référence certifié au sens de l’ISO 17034 : il n’est pas accompagné d’une valeur certifiée métrologiquement traçable assortie d’un bilan d’incertitude attribué, et il n’est pas le produit d’un producteur de matériaux de référence accrédité. Lorsqu’une méthode exige une traçabilité certifiée — comme le font certains dispositifs d’accréditation pour la quantification de confirmation — cette exigence n’est pas satisfaite par cet article et doit l’être par un matériau certifié provenant d’un producteur ISO 17034. Cette page établit la distinction plutôt que de la laisser découvrir lors d’un audit.
Les recommandations ci-dessous découlent du profil physico-chimique exposé aux sections 3 et 5 plutôt que d’un modèle générique.
La classification ci-dessous est l’entrée agrégée de l’inventaire des classifications et des étiquetages de l’ECHA, telle qu’elle apparaît dans la fiche PubChem [1][3]. La fiche de données de sécurité fournie avec le lot est le document qui fait foi ; cette section sert d’orientation et ne la remplace pas.
| Mention d’avertissement | Avertissement |
|---|---|
| Mentions de danger | H315 — Provoque une irritation cutanée H319 — Provoque une sévère irritation des yeux H335 — Peut irriter les voies respiratoires |
| Classes de danger | Skin Irrit. 2 ; Eye Irrit. 2A ; STOT SE 3 (irritation des voies respiratoires) |
| Conseils de prudence | P261, P264, P264+P265, P271, P280, P302+P352, P304+P340, P305+P351+P338, P319, P321, P332+P317, P337+P317, P362+P364, P403+P233, P405, P501 |
| Fondement de l’agrégat | Deux notifications émanant de deux entreprises — voir la réserve ci-dessous |
Quel poids accorder à cette classification. L’entrée agrégée repose sur deux notifications à l’inventaire C&L de l’ECHA [1][3]. C’est une base de preuves très restreinte au regard de l’inventaire, où les substances largement commercialisées font couramment l’objet de centaines de notifications. Une classification unanime issue de deux notifiants n’est unanime qu’en un sens trivial, et elle doit être lue comme l’autoclassification des notifiants plutôt que comme une classification harmonisée au titre de l’annexe VI du règlement CLP, dont le bromantane ne fait pas l’objet. La lecture pratique est la suivante : traitez l’ensemble H315/H319/H335 comme le minimum de travail pour la manipulation, et ne déduisez pas de l’absence d’autres mentions de danger que d’autres dangers ont été évalués et exclus. Ils ne l’ont pas été.
En termes opérationnels, la classification se traduit par des gants, une protection oculaire et le confinement des poussières — la mention H335 est celle que l’on sous-estime le plus souvent, et c’est la raison pour laquelle les transferts de poudre doivent se faire sous aspiration locale plutôt que sur une paillasse ouverte.
Des données de toxicologie chez le rongeur existent pour cette substance dans la littérature de langue russe, notamment une étude de toxicité aiguë [32] et des évaluations des effets sur l’état neurologique après administration unique [31] et sur la maturation et le développement des réflexes de la descendance [30]. Elles sont décrites à la section 12 en tant que faits bibliographiques relatifs à des recherches publiées chez l’animal. Elles ne constituent pas une classification des dangers, elles ne sont issues d’aucune évaluation harmonisée, et rien en elles ne modifie les exigences de manipulation énoncées ci-dessus.
Le bromantane est issu de la pharmacologie soviétique, et la configuration de sa littérature découle directement de cette origine : un corpus dense de travaux en langue russe concentré dans un petit nombre d’instituts, très peu reproduit en dehors de l’ex-Union soviétique, et une rupture nette en 1996, lorsque le composé a accédé à la notoriété internationale par une voie tout à fait involontaire.
Le composé a été mis au point et caractérisé principalement à l’ Institut de pharmacologie de l’Académie russe des sciences médicales à Moscou — devenu ensuite l’Institut de pharmacologie V. V. Zakousov —, avec d’importants travaux parallèles à l’Académie médicale d’État de Volgograd et, plus tard, à l’Institut de biochimie et de génétique du Centre de recherche d’Oufa. Ces trois affiliations représentent la grande majorité de la littérature primaire, et elles figurent dans les champs d’affiliation des notices citées elles-mêmes.
Les premières études indexées datent de la première moitié des années 1990 : l’analyse pharmaco-électroencéphalographique de Krapivin, Sergeeva et Morozov en 1993, puis, en 1998, une comparaison avec l’adapromine et le midantane, deux autres dérivés de l’adamantane issus du même programme. En 1995, trois groupes ont publié à quelques mois d’intervalle — Kudrin et ses collègues sur les systèmes dopaminergique et sérotoninergique du cerveau du rat [17], Grekhova et ses collègues sur la libération et le métabolisme de la dopamine dans le striatum dorsal du rat vigile par microdialyse [18], et Sergeeva et ses collègues sur la corrélation entre la pharmacocinétique et l’évolution temporelle des effets [19].
Le bromantane a été mis au point dans le cadre d’une catégorie pharmacologique qui n’a pas d’équivalent exact dans la classification occidentale : celle des actoprotecteur, une classe définie par l’objectif de maintenir la capacité de travail physique et mentale dans des conditions extrêmes telles que la chaleur, l’hypoxie ou un effort prolongé. Oliynyk et Oh ont passé en revue cette classe et son histoire à l’intention d’un lectorat anglophone en 2012 [33], et c’est le cadre dans lequel presque tous les premiers travaux russes sur ce composé ont été conçus et interprétés.
Cette catégorie importe pour la lecture de la littérature : les études étaient construites autour de critères tels que la capacité de travail physique, la protection thermique et la performance opérante sous charge plutôt qu’autour de l’occupation des récepteurs. Un lecteur moderne qui chercherait une pharmacologie fondée sur des cibles dans les premiers articles ne la trouvera pas, car ce n’était pas la question posée.
Le bromantane a accédé à la notoriété internationale par le contrôle antidopage plutôt que par la pharmacologie. Le composé a été détecté dans des échantillons d’athlètes au milieu des années 1990 et rapporté dans The Lancet en 1997 par Burnat et ses collègues sous la translittération bromontan, explicitement décrit comme un nouvel agent dopant [12]. Il figure nommément sur la liste des interdictions depuis lors, et il apparaît dans l’édition actuelle de 2026, dans la classe S6.A [2].
Du point de vue d’un laboratoire, c’est le fait le plus lourd de conséquences de l’histoire de ce composé, et la raison pour laquelle un étalon de référence de cette substance fait toujours l’objet d’une demande continue trois décennies plus tard.
Parallèlement, le développement s’est poursuivi en vue d’une indication thérapeutique. Sous le nom commercial Ladasten , le composé a été étudié puis enregistré dans la Fédération de Russie pour les troubles asthéniques. Un essai clinique pilote a été rapporté par Siuniakov et ses collègues en 2006 [34], suivi d’une étude comparative contrôlée contre placebo dans la neurasthénie par Neznamov et ses collègues en 2009 [35] et d’une étude multicentrique dans les troubles asthéniques associés à un syndrome psycho-autonome en 2010 [36]. La section 13 résume cette littérature.
Parallèlement au programme clinique, les travaux mécanistiques se sont déplacés vers l’institut d’Oufa, où une série d’études menées à partir du milieu des années 2000 a examiné les effets du composé sur l’expression génique, sur le promoteur de la tyrosine hydroxylase et sur la régulation au niveau de la chromatine [23][24][25][26][27]. Ces travaux, résumés à la section 12, constituent la couche la plus moderne de la pharmacologie et celle dont les hypothèses moléculaires sont les plus claires.
Le composé continue d’apparaître dans la littérature de chimie méthodologique comme une cible de synthèse commode. Kolesnikov et ses collègues l’ont utilisé pour démontrer une amination réductrice catalysée par le ruthénium qui ne nécessite aucune source externe d’hydrogène, le monoxyde de carbone servant de réducteur, et ont explicitement mentionné l’application au ladasten [8]. Le même squelette réapparaît dans des travaux de catalyse plus récents sur des précatalyseurs au ruthénium stables à l’air et à l’humidité [9], et l’amine parente, l’adamantan-2-amine, figure dans les travaux russes en cours sur la dérivatisation de l’adamantane [10].
La raison de cette récurrence est instructive : condenser une cétone encombrée (2-adamantanone) avec une amine aromatique désactivée (4-bromoaniline) est une amination réductrice exigeante, de sorte qu’un catalyseur qui la réalise bien a démontré quelque chose qui mérite d’être rapporté.
Comment lire cette section. Ce qui suit est un résumé de travaux de recherche publiés, menés en laboratoire sur la substance bromantane, rapportés en tant que faits bibliographiques. Chaque résultat est indiqué avec le système expérimental qui l’a produit — une espèce nommée, une préparation nommée, une voie nommée. Rien de tout cela ne décrit, ne prédit ni ne revendique un quelconque effet du réactif fourni sur cette page, qui n’est administré à rien ni à personne. Rien ici ne constitue une indication posologique, une allégation de santé ou une affirmation selon laquelle la substance serait sûre ou efficace pour quelque usage que ce soit chez l’homme.
La littérature préclinique se divise en trois couches produites par des groupes différents, qui posent des questions différentes et atteignent des niveaux de résolution mécanistique différents. Lues comme un seul corpus de preuves, elles donnent une fausse impression de convergence ; lues comme trois couches, elles sont plus utiles.
Les premiers travaux ont caractérisé le composé sur les plans électrophysiologique et neurochimique chez le rongeur : une analyse pharmaco-électroencéphalographique quantitative de Krapivin, Sergeeva et Morozov en 1993 [16], puis une comparaison du bromantane avec deux autres dérivés de l’adamantane, l’adapromine et le midantane, portant sur l’activité bioélectrique du cerveau du rat [20].
Les travaux sur les monoamines ont suivi. Kudrin et ses collègues ont examiné l’administration aiguë et chronique de 50 mg/kg par voie orale chez le rat et ont rapporté des modifications de la noradrénaline, de la dopamine et de la sérotonine et de leurs métabolites dans différentes régions cérébrales, dont une augmentation de la sérotonine et de l’acide 5-hydroxyindoleacétique dans le cortex frontal [17]. La même année, Grekhova, Gaĭnetdinov, Sotnikova et leurs collègues ont utilisé la microdialyse chez le rat vigile pour suivre la libération et le métabolisme de la dopamine dans le striatum dorsal [18] — la mesure la plus directe de la première série, et celle qui dépend le moins d’inférences tirées d’homogénats tissulaires. Morozov et ses collègues ont résumé en 1999 le mécanisme tel qu’on le comprenait alors, en décrivant sa composante principale comme une activité dopamine-positive : antagonisme des effets des neuroleptiques chez le rat à 5 mg/kg, blocage de la recapture synaptosomale de la dopamine à 50 µM et inhibition de la recapture neuronale de la sérotonine à 50 µM [21]. Une caractérisation pharmacocinétique a été publiée parallèlement, mettant en corrélation les concentrations plasmatiques et l’apparition des effets [19] ; une étude ultérieure a examiné l’effet du composé sur la pharmacocinétique du stimulant sydnocarb coadministré [39].
Une réserve concernant les concentrations. Les effets sur la recapture in vitro cités ci-dessus ont été observés à 50 µM, une concentration élevée au regard de la pharmacologie moderne des cibles et bien supérieure à celle que requièrent les ligands sélectifs des transporteurs. Des effets à cette concentration ne prouvent pas une interaction de haute affinité, et les publications originales ne les présentent pas comme tels. Aucune lecture de ce composé comme inhibiteur sélectif des transporteurs de monoamines n’est étayée par les données primaires.
Les travaux les plus spécifiques sur le plan mécanistique sont venus de l’Institut de biochimie et de génétique du Centre de recherche d’Oufa, et ils ont pris une direction inhabituelle : plutôt que de rechercher un récepteur, le groupe s’est intéressé à la régulation transcriptionnelle et épigénétique. Vakhitova et ses collègues ont rapporté qu’une administration unique multipliait par plus de deux l’ARN messager de la tyrosine hydroxylase dans l’hypothalamus du rat, puis ont utilisé le séquençage au bisulfite pour examiner la méthylation des sites CpG du promoteur de la tyrosine hydroxylase, en rapportant une déméthylation des cytosines dans les cellules hypothalamiques [23]. La tyrosine hydroxylase étant l’enzyme limitante de la biosynthèse des catécholamines, une modification durable de sa transcription constitue une voie plausible vers les effets dopaminergiques décrits dans la couche précédente — un mécanisme agissant sur la synthèse plutôt que sur le transport ou la liaison aux récepteurs. Le groupe a étendu cette approche à l’identification protéomique de protéines cibles candidates dans le cerveau du rat [24], à la teneur en CREB (Ser133) et à l’activité de liaison à l’ADN des facteurs de transcription [25], à l’évolution temporelle de l’histone désacétylase 1 et des histones H3 et H4 acétylées [26], ainsi qu’à l’expression des gènes des neurotrophines et des kinases activées par les mitogènes [27].
L’étude la plus rigoureuse de l’ensemble de ces travaux a été publiée hors de Russie. Mikhaylova et ses collègues, du Leibniz Institute for Neurobiology de Magdebourg, avec les groupes de l’Institut Zakousov et d’Oufa, ont rapporté dans Neuropharmacology qu’une administration orale unique de 50 mg/kg régulait de manière différenciée l’ARN messager et la protéine de la tyrosine hydroxylase ainsi que les teneurs en dopamine et en L-DOPA dans l’aire tegmentale ventrale, le noyau accumbens, l’hypothalamus, le striatum et l’hippocampe. Sur des tranches d’hippocampe, une concentration de 10 µM transformait la potentialisation à court terme de la transmission synaptique en une forme durable ; ce renforcement était bloqué par l’inhibiteur de la synthèse protéique anisomycine et atténué par l’antagoniste des récepteurs D1/D5 SCH23390 [22].
C’est l’étude à lire en premier : elle a été menée dans un établissement indépendant, extérieur au programme d’origine, elle a utilisé des témoins pharmacologiques permettant de discriminer entre des mécanismes candidats plutôt que de simplement décrire un effet, et elle a paru dans une revue internationale à comité de lecture.
Un volet distinct a examiné les effets sur les cellules immunitaires, ce qui explique pourquoi le MeSH classe le composé sous les descripteurs Adjuvants, Immunologic et Psychotropic Drugs [1] : Tallerova et ses collègues ont rapporté des effets sur des marqueurs cytokiniques de l’inflammation et sur le comportement dans un modèle murin de syndrome de type dépressif [28], ainsi que sur la composition des sous-populations de lymphocytes T chez la souris C57BL/6 [29]. Cette couche est la moins développée et la moins reproduite des trois, et elle n’est mentionnée que parce que la classification du registre existe et qu’un lecteur qui la rencontre mérite de savoir d’où elle provient.
La toxicologie chez le rongeur a été étudiée principalement par le groupe de Volgograd : une étude de toxicité aiguë [32], l’effet toxique d’un traitement unique sur l’état neurologique [31] et, dans Neurotoxicology and Teratology, les effets sur la maturation et le développement des réflexes de la descendance après administration à des rats [30]. Il s’agit d’études chez l’animal portant sur une substance administrée, qui n’ont pas d’incidence sur la manipulation d’un réactif de laboratoire, mais une page qui rapporte la pharmacologie et omet sans le dire la toxicologie présente une littérature sélectionnée plutôt qu’une littérature.
Disons-le clairement : aucune cible moléculaire unique du bromantane n’est établie. Il n’existe aucune affinité de liaison rapportée pour un récepteur défini qui expliquerait les effets observés, aucune structure avec un partenaire protéique et aucune étude de déconvolution de cible reproduite de manière indépendante. L’hypothèse la mieux étayée est indirecte — une régulation positive de la synthèse des catécholamines par des effets sur la transcription de la tyrosine hydroxylase, avec une composante épigénétique — et repose principalement sur les travaux de deux groupes collaborant entre eux, ainsi que sur l’étude indépendante de Magdebourg. C’est une véritable hypothèse, étayée par de véritables données, mais ce n’est pas la même chose qu’un mécanisme établi. Une seconde limite est d’ordre linguistique : la grande majorité de la littérature primaire est en russe, publiée dans des revues à diffusion internationale limitée, et une grande partie n’a jamais été reproduite en dehors des établissements d’origine. C’est une propriété du corpus de preuves et non un choix éditorial, et c’est pourquoi cette section se termine sur une hypothèse.
Un médicament et un réactif de laboratoire sont deux choses différentes. Les études ci-dessous ont porté sur des Ladasten, un médicament qui a été autorisé et commercialisé dans la Fédération de Russie, administré à des patients sous surveillance médicale dans le cadre de recherches cliniques approuvées. Elles sont rapportées ici en tant que faits bibliographiques relatifs à cette littérature. Elles ne décrivent ni l’article fourni sur cette page ni aucune utilisation de celui-ci. Ce réactif n’est pas un médicament, ne bénéficie d’aucune autorisation de mise sur le marché dans aucune juridiction, n’a été évalué par aucune autorité de réglementation des médicaments quant à sa sécurité ou à son efficacité, et ne doit être administré à aucun être humain ni à aucun animal.
Le programme clinique s’est déroulé à partir du milieu des années 2000 et s’est concentré sur les troubles asthéniques — une catégorie diagnostique plus usitée dans la psychiatrie russe que dans la pratique occidentale fondée sur la CIM, ce qui est en soi pertinent pour l’interprétation des résultats.
Siuniakov, Grishin, Teleshova et leurs collègues ont rapporté un essai clinique pilote en 2006 [34] ; Neznamov et ses collègues ont suivi en 2009 avec une étude comparative contre placebo dans la neurasthénie, décrivant des actions à la fois psychostimulantes et anxiolytiques [35] ; Voznesenskaia, Fokina et Iakhno ont rapporté en 2010 une étude multicentrique d’efficacité et de sécurité dans les troubles asthéniques avec syndrome psycho-autonome [36] ; et Bogdan et ses collègues ont examiné des paramètres psychophysiologiques chez des volontaires sains en 2009 [37]. Deux études plus modestes se sont intéressées à des domaines extérieurs à l’indication principale — les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson [38] et la correction pharmacologique des réactions d’adaptation lors d’une ascension de courte durée de la moyenne à la haute altitude [40] — et des travaux russes plus récents ont examiné le composé associé au fabomotizole dans un modèle de syndrome parkinsonien induit par le paraquat [41].
Quel poids accorder à cette littérature. Quatre limites s’appliquent, et aucune ne relève de l’interprétation. Premièrement, la quasi-totalité des travaux cliniques a été menée dans un seul pays, en grande partie par des groupes liés à l’institut qui a mis au point le composé. Deuxièmement, ils sont publiés dans des revues de langue russe à indexation internationale limitée, et plusieurs des publications ne sont pas accompagnées d’un résumé en anglais. Troisièmement, l’indication principale — l’asthénie et la neurasthénie — n’est pas une catégorie diagnostique employée de manière uniforme dans les différents systèmes réglementaires, ce qui rend difficile la comparaison des critères d’évaluation d’une juridiction à l’autre. Quatrièmement, aucune autorité de réglementation extérieure à la Fédération de Russie n’a évalué le composé en tant que médicament. Dans l’ensemble, il s’agit d’un corpus de littérature clinique qui existe et peut être cité, mais ce n’est pas une base de preuves qu’une autorité de réglementation des médicaments de l’Union européenne ou des États-Unis aurait acceptée, et il ne doit pas être lu comme s’il l’était.
Le statut réglementaire est propre à chaque juridiction, il évolue, et il est indiqué ici strictement en tant que fait, en regard d’une source nommée et d’une date de vérification. Lorsqu’aucune source fiable n’a été trouvée pour une juridiction, cette page le dit plutôt que de procéder par déduction.
Oui. Le bromantan figure nommément dans la classe S6.A, Stimulants non spécifiés, de la Liste des interdictions 2026 de l’AMA et il est interdit in-competition [2]. Comme il relève de la section S6.A et non de la section S6.B, il s’agit d’une non-Specified substance, ce qui entraîne au titre du Code mondial antidopage des conséquences différentes de celles d’une substance spécifiée. Ce matériau est fourni afin que les laboratoires puissent le détecter ; il ne doit pas être utilisé par des athlètes ni leur être fourni.
Ce n’est pas une substance contrôlée en Pologne : le bromantane, le bromantan et la classe des adamantanamines ne figurent pas aux annexes 1, 2 ou 3 de la liste polonaise consolidée des substances psychotropes, des stupéfiants et des nouvelles substances psychoactives, Dz.U. 2024 poz. 1139, vérifiée le 22 août 2026 [6]. Ce n’est pas non plus un médicament autorisé en Pologne ou dans l’Union européenne, et il ne fait l’objet d’aucune classification CLP harmonisée [3]. Rien de tout cela n’en fait un produit de consommation : il est fourni en tant que réactif de laboratoire selon les conditions de la section 15, et les acheteurs situés hors de Pologne doivent vérifier sa situation au regard de leur propre législation.
| Instrument / juridiction | Statut |
|---|---|
| Liste des interdictions 2026 de l’AMA | Inscrit. Entrée nommée "Bromantan" dans la classe S6.A, Stimulants non spécifiés; interdit in-competition. Vérifié par rapport au texte du Standard international 2026 [2] |
| Union européenne — médicaments | Aucune autorisation de mise sur le marché. La substance n’est pas un médicament autorisé dans l’Union européenne et n’a pas été évaluée par l’Agence européenne des médicaments |
| Pologne — stupéfiants, substances psychotropes et nouvelles substances psychoactives | Non inscrit. Le bromantane, le bromantan et la classe des adamantanamines ne figurent pas aux annexes 1, 2 ou 3 du règlement consolidé relatif à la liste des substances psychotropes, des stupéfiants et des nouvelles substances psychoactives, publié sous la référence Dz.U. 2024 poz. 1139 [6] |
| Pologne — médicaments | Aucune autorisation de mise sur le marché. La substance n’est pas un médicament enregistré en Pologne |
| États-Unis — DEA | Enregistré dans le National Forensic Laboratory Information System de la DEA sous la catégorie de drogue Stimulants, ajouté en décembre 2020 [5]. Voir la note ci-dessous sur ce que cela signifie et ne signifie pas |
| UE — classification harmonisée CLP | Aucune classification harmonisée au titre de l’annexe VI du règlement CLP. Deux notifications d’autoclassification figurent dans l’inventaire C&L de l’ECHA (section 10) [3] |
| Fédération de Russie | A été autorisé et commercialisé en tant que médicament sous le nom de Ladasten. Le statut d’autorisation actuel n’a pas été vérifié auprès d’une source réglementaire russe primaire pour cette révision et n’est donc pas affirmé ici |
| Autres juridictions | Non évalué. Le statut doit être vérifié localement avant toute importation, tout achat ou toute détention |
Ce que signifie l’entrée NFLIS de la DEA, et ce qu’elle ne signifie pas. Le National Forensic Laboratory Information System est un programme de déclaration qui recueille les résultats des laboratoires de police scientifique analysant les drogues saisies. L’attribution d’une catégorie de drogue NFLIS indique la manière dont ces résultats sont présentés en tableaux. Il ne s’agit pas d’une mesure d’inscription au titre du Controlled Substances Act, et elle ne fait pas à elle seule d’une substance une substance contrôlée aux États-Unis. L’entrée est mentionnée ici parce qu’il s’agit d’une annotation factuelle de la fiche de registre [1][5], et elle est expliquée parce qu’elle est couramment interprétée à tort comme une décision d’inscription.
Limites de cette section. L’entrée polonaise est un résultat négatif vérifié : la liste consolidée a été récupérée et interrogée, et la présence de termes de contrôle connus pour figurer sur cette liste a été confirmée par la même recherche avant que l’absence du bromantane ne soit consignée, de sorte que l’on sait que la recherche elle-même a fonctionné. Cette vérification vaut pour le texte consolidé cité et pour la date indiquée ; les modifications ultérieures ne sont pas couvertes. Toutes les autres juridictions indiquées comme "non évaluées" ne sont réellement pas évaluées. Il incombe à l’acheteur de confirmer la situation au regard de la législation qui lui est applicable.
Réservé à la recherche. Non destiné à la consommation humaine ou animale.
En passant commande, l’acheteur confirme accepter ces conditions et confirme que le matériau sera utilisé exclusivement comme décrit ci-dessus.
Une page technique n’est utile que si le lecteur peut savoir d’où provient chaque affirmation. Les règles ci-dessous régissent ce document, et elles sont énoncées afin que toute affirmation qui y figure puisse être vérifiée ou contestée.
| Champ du document | Description technique et réglementaire du bromantane fourni en tant que matériau de référence analytique |
|---|---|
| Dernière révision | 22 août 2026 |
| Principales sources de données | Fiche de composé PubChem (NCBI) CID 4660557 ; inventaire des classifications et des étiquetages de l’ECHA ; FDA GSRS (UNII) ; Standard international de l’AMA — Liste des interdictions 2026 ; règlement consolidé du ministère polonais de la Santé Dz.U. 2024 poz. 1139 ; abondances isotopiques IUPAC/CIAAW |
| Vérification bibliographique | Chaque ouvrage cité a été vérifié par rapport aux métadonnées de PubMed et de Crossref. Chaque DOI a été résolu, et son titre, sa revue, son volume, son numéro et sa pagination enregistrés ont été confirmés par rapport à la citation imprimée ici. Lorsque la page d’accueil d’un éditeur a refusé l’accès à une requête automatisée, le DOI a été confirmé comme enregistré dans Crossref et conservé ; lorsqu’un ouvrage n’a pas de DOI, un identifiant PubMed et un lien sont fournis à la place |
| Vérification réglementaire | L’entrée de l’AMA a été confirmée en récupérant le texte de la Liste des interdictions 2026 et en lisant directement la section S6.A, et non à partir d’un résumé secondaire. L’entrée polonaise a été confirmée en récupérant le règlement consolidé et en y effectuant une recherche ; la présence de substances connues pour y être inscrites a été confirmée par la même recherche avant que l’absence du bromantane ne soit consignée, de sorte qu’une recherche infructueuse ne puisse pas être prise pour un résultat négatif |
| Règle relative aux valeurs numériques | Aucune constante physique n’est imprimée si elle ne figure pas dans un registre nommé faisant autorité ou si elle n’a pas été mesurée pour le lot livré. Lorsqu’aucune valeur publique validée n’existe — point de fusion, point d’ébullition, masse volumique et solubilité aqueuse, en l’occurrence —, cette absence est signalée explicitement plutôt que comblée à partir d’un catalogue commercial secondaire |
| Règle relative aux allégations biologiques | Les résultats issus de la littérature pharmacologique sont attribués au système expérimental dans lequel ils ont été obtenus (tissu isolé, préparation cellulaire, modèle animal nommé ou étude clinique supervisée d’un médicament). Aucun résultat n’est transposé à cet article de réactif, et aucun effet chez l’homme ne lui est attribué |
| Corrections | Les erreurs documentées sont corrigées et la date de révision est mise à jour. Les signalements d’erreurs factuelles, y compris les citations contestées, sont les bienvenus et donnent lieu à une action |
Cinq limites méritent d’être nommées plutôt que laissées à la découverte du lecteur.
Cette page ne comporte pas encore d’auteur nommé dont les qualifications professionnelles seraient indiquées, de relecteur technique nommé ni de données de laboratoire produites en interne pour un lot donné — aucun chromatogramme, aucun spectre, aucune donnée de rétention mesurée par nos soins. Ce sont de réelles lacunes dans les éléments de preuve qu’un lecteur pourrait raisonnablement attendre, signalées ici parce qu’une page qui énonce des règles de vérification doit d’abord se les appliquer à elle-même.
Les citations suivent la convention auteur–date de Chicago. Tous les liens externes portent rel="nofollow". L’accès aux textes intégraux est régi par les politiques des éditeurs respectifs.